49 morts dans deux fusillades dans des mosquées en Nouvelle-Zélande

Le bilan provisoire des fusillades perpétrées vendredi dans deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, est passé à 49 morts et 20 personnes grièvement blessées selon ce qu’a annoncé le commissaire de la police, Mike Bush.

Quatre suspects ont été arrêtés, dont un citoyen de l’Australie âgé dans la fin de la vingtaine selon ce qu’a confirmé le premier ministre australien, Scott Morrison. Les suspects sont trois hommes et une femme.

Le commissaire Bush a appelé les gens à renoncer à se rendre à une mosquée n’importe où en Nouvelle-Zélande, vendredi, si telle était leur intention. Il a aussi demandé à la population de ne pas diffuser d’images des coups de feu qui, semble-t-il, ont été tournées et publiées sur les réseaux sociaux par l’un des quatre suspects.

Le commissaire Bush a ajouté que des agents de police avaient trouvé deux engins explosifs artisanaux dans une automobile.

La première ministre de la Nouvelle-Zélande, Jacinda Ardern, a ordonné que le niveau d’alerte de menace à la sécurité nationale soit relevé. Elle a ajouté qu’il était possible qu’un autre tireur n’ayant pas encore été arrêté ouvre le feu et elle a qualifié les carnages d’attaques terroristes commises par des extrémistes.

La première ministre Ardern a parlé d’un des jours les plus sombres de l’histoire de la Nouvelle-Zélande. En conférence de presse, elle a fait référence au sentiment anti-immigration comme un motif possible, disant que plusieurs personnes affectées par ces fusillades pourraient être des migrants ou des réfugiés.

Christchurch est la deuxième plus grande ville de Nouvelle-Zélande, avec une population de près de 350 000 personnes.

Au Canada, le chef du Parti conservateur, Andrew Scheer, a écrit sur Twitter que la liberté avait été attaquée vendredi en Nouvelle-Zélande et que tous devraient pouvoir pratiquer leur religion librement et sans peur.

Sur sa page Facebook, le Centre culturel islamique de Québec a affiché un message mentionnant qu’on suivait avec inquiétude les attaques terroristes survenues en Nouvelle-Zélande. C’est à ce centre qu’une tuerie ayant fait 6 morts et 8 blessés a été perpétrée par un homme armé le 29 janvier 2017.

Les assassinats de masse sont extrêmement rares en Nouvelle-Zélande, un pays peuplé par un peu moins de 5 millions de personnes. La pire à s’être produite dans l’histoire récente du pays est survenue dans la petite ville d’Aramoana en 1990, lorsqu’un tireur, David Gray, a tué 13 personnes dans la foulée d’une dispute avec un voisin.