Maison de l’Acadie à Petit-Rocher: un nouveau partenaire entre dans le portrait

Les boîtes commencent à s’empiler. Les locaux temporaires sont trouvés. Dans quelques semaines tout au plus, le Complexe Madisco de Petit-Rocher sera vide, à temps pour le début de travaux majeurs de plus de 3 millions $. C’est la fin annoncée d’une époque, mais aussi le début d’une nouvelle ère, avec la future Maison de l’Acadie.

Pendant huit mois, les principaux locataires de ce bâtiment historique nicheront ailleurs dans la région Chaleur. La quelque trentaine d’employés de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick, de l’Association francophone des municipalités du N.-B., de la Société des Jeux de l’Acadie, de la Commission des services régionaux Chaleur et d’autres organisations communautaires devront se familiariser avec un nouvel environnement, le temps que les architectes de CLAD de Bathurst plongent ce vieil édifice de 17 000 pieds carrés dans une fontaine de Jouvence.

Ces locataires devraient quitter vers la fin mai et les travaux d’«agrandissement par l’intérieur» devraient débuter en juin, espère Mylène Ouellet-LeBlanc, présidente du Comité permanent de développement du juvénat, qui s’occupe de la gestion du complexe.

D’abord évalués à 2,6 millions $ lors de l’annonce des contributions fédérale et provinciale au projet en avril 2018, les plans de rénovations ont changé. Un nouveau partenaire est récemment entré dans l’équation, ce qui a quelque peu modifié l’échéancier et la facture. Pour le mieux, assure Mme Ouellet-LeBlanc.

De nouvelles sorties d’urgence, la modernisation du système de chauffage et de ventilation et le réaménagement de l’espace disponible sont au centre des modifications à cette structure qui encaissait le poids des années. Infiltrations d’eau et mauvaise qualité de l’air étaient devenues monnaie courante dans cet ancien juvénat dirigé par les Frères du Sacré-Coeur dès 1949.

«On aurait aimé commencer les travaux avant, mais nous avons maintenant un nouveau partenaire dans ce projet. On ne peut l’identifier pour le moment. Il entend louer la partie de l’ancienne bibliothèque municipale (environ 5000 pieds carrés)», affirme-t-elle.

Bien entendu, ces rénovations majeures obligent les locataires actuels à dénicher de nouveaux espaces de travail. Il a été impossible de trouver un seul endroit pour tout le monde, mais Mme Ouellet-LeBlanc rappelle que c’est un inconvénient temporaire.

«Nous sommes tous excités par l’allure que prendront nos nouveaux locaux. Les plans ont été modifiés en raison de l’arrivée de ce nouveau partenaire. Nous allons aussi construire une plus grande salle de réunion à l’arrière. Ce sera vraiment à l’image de la Maison de l’Acadie. Nous sommes contents de pouvoir garder sous un même toit toutes ces organisations importantes pour l’Acadie dans le nord de la province. Le Complexe Madisco est un bâtiment historique majeur pour Petit-Rocher, qui nous appuie et qui collabore au projet», soutient celle qui est également la directrice générale de la Société des Jeux de l’Acadie.

Cependant, il faudra oublier pour l’instant l’implantation d’un musée de la Société des Jeux de l’Acadie et d’un temple de la renommée sportive acadienne, prévient la porte-parole. Ces idées ne sont pas abandonnées pour autant, prend-elle le soin d’ajouter.

Ce sera aussi l’occasion pour faire un grand ménage de déménagement. La plupart des organisations sont là depuis le milieu des années 1980, lors de la réouverture de l’édifice. Elles ont accumulé beaucoup de choses qui ne seront probablement plus nécessaires dans leurs nouveaux espaces.

Si tout se déroule comme prévu, la Maison de l’Acadie sera inaugurée en janvier 2020.