À Fredericton pour défendre le CHR et le Centre de santé mentale pour jeunes

Les maires d’Atholville et de Campbellton prendront la route de Fredericton la semaine prochaine afin de s’entretenir avec le ministre de la Santé à propos du Centre Hospitalier Restigouche (CHR).

Michel Soucy et Stéphanie Anglehart-Paulin représenteront alors les intérêts de l’ensemble des membres de la Commission de services régionaux du Restigouche.

L’objectif de la rencontre: exprimer les inquiétudes de la région face au récent rapport sur l’hôpital psychiatrique concocté par l’ombud, Charles Murray, mais aussi de la déception des élus entourant la gestion du ministère dans le dossier du Centre de santé mentale pour jeunes.

La CSR-Restigouche aurait en effet de loin préféré que le gouvernement attende les résultats du rapport du vérificateur externe, George Weber, avant d’interrompre les travaux au centre pour jeunes dont la construction est pratiquement terminée.

«C’est certain que nous sommes très déçus de certains éléments inclus dans le rapport Murray. On parle de problème de recrutement de personnel et semble laisser sous-entendre que tout serait mieux si l’hôpital se trouvait ailleurs alors qu’on sait pertinemment que c’est absolument faux puisque tous les autres centres spécialisés de la province sont aussi aux prises avec des problèmes de recrutement», note M. Soucy.

Le message qu’il compte livrer au ministre au nom de la CSR-Restigouche, c’est de ne pas précipiter de décisions.

«Actuellement, les actions entreprises n’ont eu pour effet que de causer des doutes et de l’incertitude au sein de la population à propos du CHR et du centre pour jeunes. En fait, j’irais même jusqu’à dire qu’on cause un préjudice important à la région. Le discours doit impérativement changer. Ce que l’on attend de notre gouvernement, ce sont des solutions constructives et non pas qu’il tombe dans la facilité avec des fermetures ou des déménagements de services», estime le maire.

Il est particulièrement critique envers l’ombud et sa décision d’avoir inclus le Centre de santé mentale pour jeunes dans ses recommandations alors que ce dernier n’était pas remis en cause.

«On ne comprend pas du tout d’où ça vient, pourquoi il a traité de ce centre alors que l’enquête initiale visait le CHR? Le Centre pour jeunes ne faisait pas du tout partie de son mandat et les conséquences sont aujourd’hui très sérieuses», exprime M. Soucy qui attend cette rencontre avec impatience.

On se souviendra que le CHR est plongé dans la tourmente depuis la publication du rapport de l’ombud, rapport qui avait décelé certains manquements graves au niveau des services offerts dans cet établissement ainsi que des actes de négligences et de violence commis à l’endroit de patients.

Toujours dans son rapport, M. Murray avait également remis en question la décision d’installer le Centre de santé mentale pour jeunes au Restigouche plutôt que dans le sud de la province. Il avait aussi évoqué la possibilité de restreindre le mandat du CHR.