Les infirmières seront mieux protégées

Le Syndicat des infirmières et des infirmiers du Nouveau-Brunswick salue l’entrée en vigueur de nouvelles mesures législatives pour protéger les travailleurs contre la violence et le harcèlement en milieu de travail.

Depuis lundi, tous les employeurs du Nouveau-Brunswick doivent rédiger et mettre en œuvre un code pour prévenir le harcèlement en milieu de travail.

Ils doivent également effectuer une évaluation du risque pour déterminer la probabilité que la violence survienne à leur lieu de travail.

Une fois cette évaluation du risque terminée, l’employeur pourrait aussi devoir adopter un code  pour prévenir la violence.

Le Syndicat des infirmières et des infirmiers du Nouveau-Brunswick réclame des mesures de ce genre depuis plus de dix ans, selon sa présidente, Paula Doucet.

«Nous sommes l’une des dernières provinces au pays à avoir ça dans ces règlements. Nous sommes heureux que ça soit en vigueur depuis aujourd’hui.»

Selon un sondage réalisé par le Syndicat, 63,3% des infirmières affirment avoir vécu de la violence au cours des 12 derniers mois.

«Malheureusement, chaque jour des infirmières sont agressées verbalement ou physiquement», déplore Mme Doucet.

«Pendant longtemps, on pensait que ça faisait partie du travail, mais nous disons depuis plusieurs années que la violence ne doit pas faire partie de notre travail. Nous ne devons pas la tolérer. C’est inacceptable.»

Si les plus grands employeurs du personnel infirmier comme les réseaux de santé ont déjà des politiques en matière de violence et de harcèlement, ce n’est pas toujours le cas dans les plus petites organisations comme les foyers de soins, avance le Syndicat.

Les changements aux règlements devraient aussi permettre d’améliorer les politiques déjà en vigueur dans les hôpitaux.

«Ce n’est que la première étape puisqu’une modification législative n’éliminera pas la violence en milieu de travail», a précisé Mme Doucet.

«Il faudra avoir un engagement à long terme de la part des syndicats, des associations, des employeurs, du gouvernement, des travailleurs et du public pour travailler ensemble en vue d’éduquer les gens afin qu’ils comprennent que toute forme de violence et de harcèlement en milieu de travail est inacceptable.»

Les nouvelles mesures législatives définissent le harcèlement et la violence comme des dangers au travail qui ont un effet sur la santé et la sécurité. Elles touchent également la violence et le harcèlement sexuel, la violence familiale et la violence entre partenaires intimes.

Le président et chef de la direction de Travail sécuritaire NB, Douglas Jones, a également souligné l’entrée en vigueur des nouvelles mesures.

«Elles transmettent un message clair aux Néo-Brunswickois : nous vous entendons, nous vous appuyons, et nous ne tolérerons pas aucune forme de harcèlement et de violence en milieu de travail», a-t-il dit.