Les plans de la nouvelle église de Bas-Caraquet sont prêts

Les plans de la nouvelle église de Bas-Caraquet sont prêts. Le comité de gestion de la paroisse Saint-Paul en a pris connaissance lundi soir, au Diocèse de Bathurst. Ils seront présentés à la communauté dans une semaine.

Mirila Boucher et son groupe croyaient à un poisson d’avril quand ils ont pris la route vers la région Chaleur afin d’y rencontrer Mgr Daniel Jodoin et les architectes. Ils ont plutôt eu droit à un «gros cadeau de Noël».

«C’est une très bonne nouvelle, se réjouit la coprésidente du comité de gestion de la paroisse. Ça va être une petite merveille. C’est très imposant et c’est bien fait. Les gens seront emballés.»

Mme Boucher a peur de trop en dire. Elle veut garder l’effet de surprise lors de la présentation du jeudi 11 avril, à compter de 19h, à l’école L’Escale-des-Jeunes de Bas-Caraquet. Ça se fera dans la salle qui sert aux rassemblements religieux depuis l’incendie de l’église patrimoniale centenaire, en juin.

Malgré tout, il a été permis de savoir que la facture dépassera quelque peu le montant de remboursement de la part de la compagnie d’assurances, qui est de 2,5 millions $. Cependant, autant le comité de gestion que les paroissiens n’auront pas à piger dans leurs poches pour payer la différence. Mais là aussi, impossible de savoir comment ce sera payé et par qui. Il faudra attendre le 11 avril, mentionne-t-elle.

«Il y a eu quelques modifications dans les matériaux qui seront utilisés, mais pas dans les plans de départ. Nous aurons une très belle salle multifonctionnelle et une belle église. Ce sera tellement beau que nous allons faire des jaloux. Les architectes ont fait des merveilles», poursuit la porte-parole, emballée par ce qu’elle a pu voir lundi.

Les travaux devraient débuter dès la fin de la fonte des neiges et s’échelonneront jusqu’à l’été 2020. Ce bâtiment ne sera pas érigé directement sur les ruines de l’ancien lieu de culte, mais sur un terrain adjacent, gracieuseté du Village de Bas-Caraquet.

Les restes de l’église incendiée ont été jetés à terre au début de l’année dans la controverse. Le Diocèse de Bathurst ne voulait plus les garder debout pour une question de sécurité et d’utilité. Le Comité de sauvegarde de l’église Saint-Paul cherchait à revitaliser l’endroit et les murs encore solides, en demandant notamment à des étudiants en architecture de l’Université Laval à Québec de présenter des esquisses.

Mme Boucher espère que ce projet permettra de tourner la page pour de bon sur un triste événement qui a divisé la communauté.

«Des gens nous approchaient pour nous dire que nous n’aurions rien, qu’on se faisait des idées. Nous aurons droit à une grosse affiche qui montrera une image de notre nouvelle église une fois terminée. Nous pouvons maintenant aller de l’avant», fait part la coprésidente, visiblement heureuse du dénouement.

Le comité de gestion réfléchit à la façon de rendre hommage à l’ancienne église de pierres qui a tenu debout pendant plus de 100 ans. On pensait utiliser les cloches, mais elles auraient été perdues dans l’incendie de juin. Une maquette et des photos pourraient servir de rappel à l’entrée du nouvel édifice.

Par ailleurs, l’orgue a été récemment acheté. Il faisait partie d’une église qui allait fermer ses portes dans la région de Montréal. La collaboration d’Aldéo Jean a été très appréciée dans ce dossier, fait valoir Mme Boucher.

L’adolescent accusé d’avoir incendié l’église reviendra devant le Tribunal de la jeunesse le mardi 28 mai, à Caraquet, à 13h30. Il doit alors enregistrer un plaidoyer.