Une friperie à la polyvalente de Caraquet

Une nouvelle friperie vient de voir le jour à la polyvalente Louis-Mailloux de Caraquet. L’ouverture officielle a eu lieu jeudi à midi. L’endroit est ouvert aux élèves et au personnel de l’établissement.

La friperie a été aménagée à l’intérieur d’un petit local dans l’établissement. Il y a quelques mois, il était vide. Aujourd’hui, il est rempli de vêtements, de bijoux et d’autres articles de seconde main.

Le projet est né de l’initiative de Danielle Bouchard, une intervenante scolaire à la PLM. Depuis plusieurs années, Mme Bouchard avait pris l’habitude de partager de vêtements de seconde main avec des élèves défavorisés qu’elle recevait en don. Elle a été appuyée par Emélie Ouellet-Albert, l’agente communautaire de l’école. Aujourd’hui, elle peut aussi compter sur un comité formé de 8 élèves.

«J’ai réfléchi à ça et je suis allée voir le directeur de l’école l’an dernier. Je lui ai demandé s’il n’y aurait pas moyen d’avoir un local. Avec l’aide d’Émélie, nous avons préparé le local. On s’est laissé aller parce qu’on a adoré le projet!»

Pour les élèves, chaque article sera vendu au coût de 1$. Pour le personnel, les coûts varient de 1$ à 5$. S’il reste des surplus à la fin de l’année, les profits permettront de financer l’achat d’articles pour les boîtes de Noël.

«Mais je suis consciente qu’il y a des jeunes qui ne peuvent pas toujours se le permettre. Dans ce cas, on le leur donne.»

Un service de location de robes de bal a aussi été mis sur pied.

«On a un éventail de robes de finissantes. Je les prête gratuitement. La personne n’a qu’à donner son nom. Ce sont des très belles robes. J’en ai même deux qui n’ont jamais été portées.»

Mme Bouchard et son équipe ont réussi à remplir les tablettes du magasin en faisant un appel à la générosité du public sur Facebook. Elle accepte toujours de dons de bons vêtements usagés de qualité pour les adolescents.

Rébecca-Sara Robichaud, en 10e année, est membre du comité d’élèves.

«Il y a plein de choses intéressantes. C’est comme une vraie boutique et ce n’est pas cher!»