Mésentente entre Tracadie et le diocèse de Bathurst

Ce qui semble être pour le moment un simple différend entre la Municipalité régionale de Tracadie et le diocèse de Bathurst pourrait avoir de plus grandes conséquences sur la communauté si les deux parties ne parviennent pas à trouver un terrain d’entente.

Le noeud du problème a été résumé par Denis Losier, maire de Tracadie, lors d’une récente réunion du conseil municipal.

En gros, il y a une vingtaine d’années, l’ancienne municipalité de Tracadie-Sheila avait conclu une entente avec le diocèse de Bathurst pour que la municipalité se charge du déblaiement des stationnements des églises de Tracadie et de Sheila ainsi que de l’entretien de certains cimetières. Le diocèse souhaite renouveler cette entente.

Au fil des années, la municipalité a ajouté des installations récréatives à l’arrière de l’église de Tracadie, dont le parc de baseball Raoul-Losier et un planchodrome, sur un terrain qui appartient toujours à l’évêché.

Il y a quelques années, le diocèse a manifesté son intérêt de renouveler l’entente, mais rien de formel n’aurait été signé, explique le maire Losier. La MRT continuait tout de même d’assurer les services de déblaiement et d’entretien. Cette année, le déblaiement a coûté environ 12 000$ à la municipalité.

Au total, la valeur des services rendus au cours des 20 dernières années est estimée à près de 400 000$.

La valeur de la partie du terrain avec les installations récréatives serait d’environ 132 000$.

La MRT a manifesté son intérêt d’acquérir ce terrain. Au départ, le diocèse semblait ouvert à cette possibilité, explique Denis Losier, mais il aurait changé d’avis.

«On a déjà largement payé notre part de responsabilité. Est-ce que la municipalité veut s’engager encore avec d’autres frais? Le conseil avait adopté une résolution pour que la municipalité procède à l’achat du terrain à la suite d’une évaluation. Vous avez dans vos documents la réponse du diocèse qui mentionne qu’il ne veut pas vendre le terrain. Pourtant il semblait y avoir une ouverture, car on nous a permis de faire une évaluation», a souligné M. Losier.

Nouveaux scénarios

Un avocat représentant la municipalité doit présenter de nouveaux scénarios au conseil municipal pour la suite des choses. Selon le maire, si aucun accord n’est signé, les conséquences pourraient être réelles. Le comité paroissial pourrait restreindre l’accès aux installations récréatives sur le site, dit-il.

De son côté, le diocèse de Bathurst préfère qu’une entente soit conclue avant de commenter le dossier.