Dalhousie cède gratuitement l’un de ses bâtiments

La Ville de Dalhousie a finalement trouvé preneur pour le garage de l’ancienne division forestière d’AbitibiBowater.

Cela fait plus d’une dizaine d’années que la Ville tentait en vain de se départir de cette imposante bâtisse industrielle de 22 000 pieds carrés pour laquelle elle n’a jamais vraiment trouvé d’utilité concrète, si ce n’est que pour de l’entreposage. Mais ce garage aura visiblement une seconde vie d’ici quelques mois. Et en boni, celui-ci pourrait générer une activité économique intéressante en ville.

Le bâtiment se trouve sur une immense propriété d’environ une centaine d’acres. Ce n’est toutefois qu’une petite portion de ce terrain – soit là où se trouve le garage (environ une demi-douzaine d’acres) – qui est visée par la transaction.

Le garage, le terrain ainsi que d’autres propriétés sur ce dernier avaient été cédés à Dalhousie après le départ de la papetière. Propriétaire et sans locataire, la Ville n’en retirait donc aucun revenu. Elle entretenait les lieux à perte.

Lundi soir lors de sa rencontre publique mensuelle, le conseil a endossé la vente des lieux à la United Brotherhood of carpenters of America. L’organisation veut se servir des lieux comme centre de formation pour les employés syndiqués, notamment des formations spécialisées axées sur la sécurité et la préparation au travail en chantier de construction.

Le projet d’usine de minerai de fer envisagée dans la région de Belledune ne serait d’ailleurs pas étranger à cet investissement.

Pour le maire de l’endroit, Normand Pelletier, ce terrain a toujours été doté d’un grand potentiel.

«Et il y a encore beaucoup d’espaces pour du développement si jamais ils ont besoin d’étendre leurs activités. On est très ouvert», exprime le maire.

Selon lui, l’organisation pourrait prendre possession des lieux et entamer les travaux d’aménagements dès cet été.

On se souviendra que la Ville de Dalhousie avait tenté, l’an dernier, de convaincre la Commission de services régionaux du Restigouche de se porter acquéreur du terrain et de ses bâtiments. La Ville était prête à céder tout à fait gratuitement ces derniers à condition que la CSR-Restigouche y déménage ses bureaux administratifs ainsi que sa station de transferts.

Le projet fut toutefois abandonné en raison des coûts d’aménagement des lieux jugés trop élevés.

Dans ce cas-ci, l’entente est similaire. La Ville entend donner le garage et la parcelle de terrain au syndicat à condition que celui-ci y développe son projet. Il faut dire qu’une politique en ce sens (don de terrain) existe à Dalhousie depuis quelques années. Le conseil avait adopté cette approche afin de redynamiser les secteurs résidentiel, commercial et industriel.

Du coup, en donnant son garage, la Ville se débarrasse non seulement d’un fardeau à entretenir, mais elle pourra compter sur des revenus fiscaux.

«Ils vont payer pour la paperasse et pour les rénovations. De notre côté, on va sauver de l’argent pour son entretien. Cela va également générer un revenu au niveau de la taxe foncière pour le service d’eau et égouts. On trouve que c’est une bonne entente pour tout le monde», estime M. Pelletier.

Mais ce qui plaît surtout au maire, c’est l’activité économique potentielle que pourrait générer ce projet.

Ce que l’on souhaite, c’est que ce projet génère du trafic, que ça crée une dynamique pour le reste des commerces de la communauté», ajoute-t-il.