L’ancienne école de Saint-Léolin transformée en ferme verticale?

Un couple d’entrepreneurs originaire du Québec souhaite établir une ferme verticale dans l’ancienne école Le Maillon de Saint-Léolin. Lundi soir, Daniel Ratté et sa conjointe, Chantal Gagnon ont présenté les grandes lignes de leur projet à la population lors d’une vidéoconférence.

Daniel Ratté et Chantal Gagnon sont originaires du Québec, mais ils habitent en Floride depuis près de 20 ans.

Le choix d’établir une entreprise à Saint-Léolin est un peu le résultat d’un concours de circonstances. Le couple voulait revenir habiter au Canada. Il cherchait un lieu abordable et tranquille où il pourrait développer son projet d’entreprise. Comme de fait, un édifice vacant était disponible à Saint-Léolin et convenait à leurs besoins.

Bien que le projet est l’un des premiers à être proposé au Nouveau-Brunswick, l’agriculture verticale est un concept qui gagne en popularité dans le monde entier. Plusieurs experts estiment que l’industrie vaudra près de 6 milliards $ d’ici 2024. En Atlantique, l’entreprise TruLeaf a été mise sur pied en 2011 en Nouvelle-Écosse.

L’agriculture verticale consiste à produire des fruits et légumes dans des structures verticales dans un environnement contrôlé. Au lieu du soleil, les plantes sont nourries avec les rayons de lampes LED. Le niveau d’humidité et l’ajout de nutriments sont contrôlés à partir d’un système informatique moderne.

Les entrepreneurs ont déjà investi plusieurs milliers de dollars dans l’achat de tours verticales. Ils sont à la recherche d’investisseurs qui seront prêts à participer au financement de ce projet évalué à 6,5 millions $. Ils espèrent également toucher à des subventions gouvernementales.

«En arrivant, on sera capable de produire presque immédiatement sans faire de modifications à l’édifice. C’est la beauté du système. Ça ne fait aucun bruit. La salade ne fait aucun bruit quand ça pousse», explique Daniel Ratté.

Les entrepreneurs se préparent depuis plusieurs mois à la réalisation de ce projet. M. Ratté a notamment suivi une formation au Controlled Environment Agricultural Center à l’université de l’Arizona.

L’homme croit que la ferme verticale apportera plusieurs retombées économiques à la région. Il pense pouvoir créer entre 15 et 20 emplois.

«Ça va être de la main-d’oeuvre locale. Notre avantage, c’est qu’on pense que les jeunes seront intéressés. Tout fonctionne par ordinateur, que ce soit le contrôle de la température, le contrôle du niveau d’humidité et l’ajout de solutions nutritives.»

Le Village de Saint-Léolin appuie également le projet. La semaine dernière, le conseil municipal a accepté de modifier, d’institutionnel à commercial, le zonage de l’ancienne école. La décision finale doit toujours être approuvée par la Commission de services régionaux de la Péninsule acadienne.