Le CMA sera le théâtre d’un sommet sur l’égalité des genres

Par La Voix Acadienne

Participantes et participants seront invités à s’exprimer sur la place des femmes dans la société contemporaine, les 11 et 12 août, lors du 6e Sommet des femmes. Organisé dans le cadre du Congrès mondial acadien (CMA) 2019, l’événement à caractère artistique et réflexif vise à débattre des enjeux qui touchent les femmes dans l’Acadie d’aujourd’hui.

La programmation du sommet, dont le thème sera «L’Acadie repensée», a été dévoilée la semaine dernière au Centre Belle-Alliance. Elle est désormais disponible sur le site web du CMA, et plus de détails suivront d’ici août.

Plusieurs panélistes issus des quatre provinces de l’Atlantique y feront part de leur expérience.

Trois «grande entrevue» seront aussi menées avec des invitées de marque, dont les noms ont été dévoilés au lancement de la programmation. Il s’agit de Sue Duguay, présidente de la Fédération de la jeunesse canadienne-française, de Georgette LeBlanc, poète acadienne ayant grandi en Nouvelle-Écosse, et de Louise Imbeault, présidente de la Société nationale de l’Acadie.

Des discussions en profondeur

«Quand on pense au féminisme et à l’égalité des genres, ça nous incite à revoir la façon dont on perçoit la société. On constate le manque de participation des femmes en politique, la présence de violence à caractère sexuel et d’autres thématiques qui ressortent quand on s’y intéresse de près. C’est ce qu’on va faire durant le sommet des femmes, revoir la manière dont on vit en société et repenser les rapports de force», explique la directrice générale du regroupement féministe du Nouveau-Brunswick (RFNB), Nelly Dennen.

En collaboration, avec l’organisme prince-édouardien Actions Femmes et la fédération des femmes acadiennes de la Nouvelle-Écosse, le RFNB est à la barre de l’événement. Pour 2019, les organisatrices espèrent voir participer des gens de tous les horizons, des femmes dans toute leur diversité.

«En Acadie, on a des avancées comme partout ailleurs, mais on a aussi des défis très particuliers.  La ruralité, vivre en français en tant que minorité, l’accessibilité aux services, le niveau socio-économique des femmes francophones, ce sont des enjeux dans toutes les régions de l’Atlantique. Grâce au sommet, on pourra s’inspirer les unes des autres pour repenser l’Acadie en tant que femmes et dans une perspective d’égalité des genres», avance Nelly Dennen.

Elle invite les intéressés à rester à l’affût des développements, comme plusieurs «surprises» seront dévoilées dans les mois à venir. Avec un nombre record de 200 participants en 2014, la barre est haute pour le sommet qui aura lieu à l’Î.-P.-É., mais les organisatrices visent toujours plus haut.