Sainte-Marie-Saint-Raphaël: d’échafaudeur à boucher à maire!

Les choses ont rapidement changé dans la vie de Bernard Savoie. Il n’y a pas si longtemps, il était échafaudeur dans les mégaprojets pétroliers à Fort McMurray. Deux semaines en Alberta, deux semaines dans la Péninsule acadienne. Puis, en juin 2016, il a transformé l’ancienne caisse populaire de son village, Sainte-Marie-Saint-Raphaël, en boucherie. Et là, il en est maintenant le maire.

L’homme d’affaires âgé de 49 ans a été élu par acclamation à la tête de la municipalité côtière située à l’est de l’île Lamèque. Il succédera à Conrad Godin, qui avait remis sa démission à l’hiver. Son assermentation est prévue tout juste après les élections complémentaires municipales du 6 mai.

«J’adore mon village», affirme ce boucher de métier qui était notamment conseiller municipal depuis un an avant cette promotion.

«Je veux travailler à garder nos acquis et à en améliorer d’autres. J’ai bien une couple d’idées en tête, comme la plage et le tourisme», a énuméré celui qui a coupé de la viande à la Coop de Lamèque pendant plusieurs années avant de se laisser tenter par l’Ouest canadien pendant neuf ans.

M. Savoie hérite d’un village en bonne santé financière, malgré de nombreux défis traversés au fil des années. Son prédécesseur avait ramené notamment de l’ordre dans les finances de la communauté lors de son retour en 2013.

Il y a eu aussi la crise du verglas, qui a particulièrement touché le village. On se souvient tous des nombreux poteaux électriques couchés sur la route, cassés en raison du poids de la glace sur les fils.

Le nouveau maire sera en place pour la prochaine année, puisque des élections municipales générales auront lieu en 2020. À son avis, ça lui donnera assez de temps pour savoir s’il va aimer ce nouvel engagement.

«Ça fait un an que je suis conseiller municipal et j’aime ça. J’aime ça savoir ce qui se passe dans mon village. Quand Conrad a pris sa retraite, je me suis dit que je pourrais essayer. Le fait que ce soit pour une année va me donner la chance de savoir si je vais aimer ça. Nous avons tous nos forces et nos faiblesses comme dirigeant, mais je veux continuer sur la bonne voie. De plus, ça va bien à Sainte-Marie-Saint-Raphaël», estime M. Savoie.