Procès Rodolphe Soucy pour vandalisme: la cour a manqué de temps

Les deux journées programmées pour le procès de Rodolphe Soucy, accusé d’avoir vandalisé treize véhicules au Centre Hospitalier Restigouche l’automne dernier, ne seront finalement pas suffisantes.

Jeudi, le juge Ronald Leblanc a ordonné que deux nouvelles journées soient ajoutées afin de permettre la suite des procédures, tous les témoins n’ayant pas eu la possibilité d’être appelés à la barre.

En fait, la majorité des propriétaires des véhicules n’ont pu être interrogés faute de temps. Qu’à cela ne tienne, la Couronne et l’accusé ont consenti que leur implication dans ce dossier était minime, ceux-ci ne pouvant qu’attester des dommages sans pour autant être en mesure d’identifier l’auteur des méfaits. Ils ont donc été excusés par la cour et n’auront plus à se déplacer pour témoigner. Il s’agit de la seconde fois que ce groupe de témoins a été appelé à se déplacer sans devoir témoigner.

Cette deuxième journée d’audiences aura permis à la Couronne de conclure sa liste de témoins policiers, soit ceux qui sont intervenus sur les lieux des méfaits au moment et après l’arrestation du suspect.

On a également pu entendre brièvement le policier témoin de l’incident survenu dans la cellule du poste de police de Campbellton après l’arrestation. Car outre les accusations touchant aux véhicules, M. Soucy est également accusé d’avoir détérioré un matelas appartenant à la GRC.

Le caporal Michel Forest a ainsi témoigné de l’incident. Selon lui, le détenu était agité dans les heures qui ont suivi son incarcération, et il s’en est pris au matelas de la cellule. Il aurait mordu à pleines dents dans le matelas au point d’en déchiqueter une partie.

L’incident a été capté sur vidéo à partir de la caméra de surveillance de la cellule. L’extrait n’a toutefois pas été diffusé en cour. Tout juste avant qu’il ne le soit, M. Soucy a demandé au juge la permission de changer son plaidoyer sur cette accusation.

«J’ai toujours plaidé non coupable à cette accusation, car je ne me rappelais pas d’avoir fait cela. Mais la vidéo démontre bien que c’est moi, il n’y a aucun doute», a-t-il indiqué à la cour. Sa demande de changement de plaidoyer a été acceptée.

Le procès de M. Soucy reprendra le 6 mai et se poursuivra, au besoin, le lendemain.