Jours de tempête: les écoles ont-elles été fermées plus souvent qu’à l’habitude?

Les fermetures d’écoles en raison des conditions météorologiques ont une fois de plus fait jaser l’hiver dernier au Nouveau-Brunswick. Une question s’impose; les enfants sont-ils vraiment restés à la maison plus souvent que par le passé? Vérification.

C’est devenu une tradition. Chaque fois qu’une tempête balaie la province et que les districts scolaires choisissent de fermer certains établissements, les débats s’enflamment dans les réseaux sociaux.

En février, le ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Dominic Cardy a alimenté ces discussions en disant qu’il faudrait peut-être que les districts scolaires cessent de fermer les écoles dès que les autobus ne circulent pas.

Il n’a cependant fait qu’ouvrir la porte à ce changement. La question reviendra peut-être sur la place publique l’un de ces quatre.

Entre temps, l’Acadie Nouvelle a demandé des données aux districts afin d’avoir une meilleure idée de la situation.

Nous voulions tenter de répondre à la question suivante: la perception selon laquelle les écoles ont fermé plus souvent qu’à l’habitude cette année – partagée par bon nombre de personnes – est elle la bonne?

La réponse est assez claire; les élèves francophones du Nord ont bel et bien eu droit à plus de congés que lors des trois années précédentes (en moyenne). Leurs confrères et consoeurs du Sud n’ont pas pu en dire autant.

Comme on peut le voir dans cette carte des districts scolaires du Nouveau-Brunswick, le nombre de jours tempête a varié énormément d’une région à l’autre lors de l’année 2018-2019. – Graphique: Pascal Raiche-Nogue, données fournies par les districts scolaires

La Péninsule dans une catégorie à part

Les données provenant du District scolaire francophone Nord-Est (DSFNE) sont frappantes.

On constate – et cela ne surprendra absolument résident de cette région durement frappée par les intempéries – que c’est la Péninsule acadienne qui remporte la palme en 2018-2019.

Pas moins de 16 jours de classe ont été annulés dans cette région cette année en raison des conditions météorologiques. C’est plus que le nombre de jours moyen au cours des trois années précédentes, qui n’était que de 11,7.

Ailleurs dans le DSFNE, le bilan est moins lourd. Le Restigouche arrive deuxième, avec 12 jours, tandis que Chaleur suit de près avec 11 jours.

Là encore, il s’agit d’un bilan qui dépasse le nombre moyen de jours de tempête pour les trois années précédentes, qui était respectivement de 7,3 et de 9,3.

L’histoire est semblable dans le District scolaire francophone Nord-Ouest.

Il y a eu que 6,5 journées de tempête cette année dans l’ensemble du district (et 8,5 dans la région de Grand-Sault. C’est tout de même plus que le nombre moyen de fermetures lors des trois hivers précédents.

Lorsque l’on se déplace dans le District scolaire francophone Sud (DSFS), on se retrouve face à un portrait légèrement différent.

Le nombre de fermetures en 2018-2019 a été de 11 dans l’ensemble du District, sauf dans la région de Saint-Louis (dans le comté de Kent), avec 14.

Dans toutes les communautés d’écoles, le DSFS rapporte qu’il y a eu moins de fermetures l’hiver dernier que la moyenne des trois années précédentes.

Journées de tempête au cours de l’année scolaire 2018-2019

District scolaire francophone Nord-Est

Péninsule acadienne: 16

Chaleur: 11

Restigouche: 12

District scolaire francophone Nord-Ouest

Ensemble du District: 6,5

Grand-Sault: 8,5

District scolaire francophone Sud

Saint-Louis: 14

Bouctouche: 11

Shediac: 11

Moncton: 11

Dieppe et Memramcook: 11

Saint-Jean et Fredericton: 11