Hospitalisations au N.-B.: moins d’accouchements, plus de crises cardiaques

Les accouchements demeurent la principale cause des hospitalisations au Nouveau-Brunswick comme au Canada, selon une nouvelle étude de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS), qui comptabilise des données de 2017-2018.

Selon l’ICIS, en 2017-2018, le Canada a enregistré plus de 3 millions d’hospitalisations en soins de courte durée. Après ajustement en fonction de l’âge, du sexe et de la croissance démographique, le taux d’hospitalisations s’élevait à 7944 par 100 000 habitants en 2017-2018, une baisse comparativement à 8205 en 2013-2014.

La durée moyenne du séjour (DMS) à l’hôpital ajustée selon l’âge a légèrement diminué au cours de la même période pour se solder à 6,8 jours en 2017-2018.

Comme en 2016-2017, l’accouchement était la cause d’hospitalisation la plus courante en 2017-2018, avec une DMS en soins de courte durée de 2,2 jours.

L’ICIS note toutefois une tendance généralisée au pays d’une baisse du nombre d’hospitalisations pour des accouchements.

Au Nouveau-Brunswick, on a enregistré un peu plus de 8600 naissances dans les hôpitaux de la province au milieu des années 1990, contre environ 7000 de nos jours. Au Canada, le taux de naissances à l’hôpital au Canada était de 100 par 10 000 habitants en 2017-2018, comparativement à 112 en 2009-2010.

Selon Corinne Ton That, porte-parole de l’organisme, la dénatalité explique logiquement ce phénomène.

Par ailleurs, en raison du vieillissement de la population, les hospitalisations pour les crises cardiaques ainsi que les maladies pulmonaires ont augmenté au fil des années, selon Corinne Ton That.

La maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) et la bronchite venaient au deuxième rang (7,2 jours), suivies de l’infarctus aigu du myocarde (4,9 jours).

Au Nouveau-Brunswick toutefois, les crises cardiaques arrivaient au deuxième rang, suivies des maladies pulmonaires.

«On peut s’attendre à ce que cette tendance va continuer à augmenter en raison du vieillissement et de l’accroissement de la population au pays», souligne Mme Ton That au cours d’un entretien téléphonique.

Les chirurgies du genou au premier rang

Par ailleurs, l’ICIS note que les chirurgies du genou arrivent au premier rang des interventions du genre au Nouveau-Brunswick, alors qu’au Canada ce sont plutôt les césariennes qui sont en tête des opérations chirurgicales – qui se situent au deuxième rang chez nous.

Les chirurgies pour la hanche, pour une fracture ou pour le coeur arrivent aux troisième, quatrième et cinquième rangs tant dans la province que dans l’ensemble du pays.

Tout comme en 2016-2017, la césarienne était la chirurgie avec hospitalisation la plus courante au Canada (DMS en soins de courte durée de 3,0 jours), suivie de l’arthroplastie du genou (3,5 jours) et de l’arthroplastie de la hanche (5,9 jours), indique l’étude de l’ICIS.

«Cela s’explique par des chirurgies moins invasives ainsi que des interventions novatrices, appuie Corinne ton That. Certaines de ces interventions peuvent maintenant être offertes en clinique et les suivis peuvent être faits à domicile plutôt qu’en milieu hospitalier. La technologie permet cette évolution; toutefois le nombre de chirurgies à la hanche et au genou devraient être plus fréquentes en raison, encore là, du vieillissement de la population.»