Éclosion de gonorrhée au Nouveau-Brunswick

Le Nouveau-Brunswick est aux prises avec une éclosion de gonorrhée et la médecin-hygiéniste en chef de la province accuse en partie les médias sociaux pour cette rapide propagation.

Le nombre de cas de gonorrhée détecté dans la province a environ doublé durant les derniers mois, a dévoilé la Dre Jennifer Russell lors d’un point de presse, vendredi.

L’an dernier, 96 cas ont été rapportés à la Santé publique alors que la moyenne annuelle durant les cinq années précédentes était de 54 cas.

Depuis le début de l’année, 20 cas ont été signalés alors que la moyenne pour cette période est de 12.

Aucune région n’est plus affectée qu’une autre par cette éclosion, mais les personnes de 20 ans à 39 ans sont particulièrement touchées.

Si elle n’est pas traitée, cette infection transmissible sexuellement (ITS) peut notamment causer l’infertilité.

Dre Russell attribue en partie la montée des cas de gonorrhée dans la province à la popularité des applications de rencontre pour téléphone intelligent comme Tinder et Bumble.

«Les outils disponibles dans les médias sociaux permettent aux gens de communiquer rapidement pour organiser des rencontres sexuelles anonymes, ce qui rend le suivi des ITS  plus difficile», affirme la médecin-hygiéniste en chef.

«Nous encourageons les personnes qui ont des relations sexuelles non protégées à se faire tester. Il n’est pas rare que des personnes ayant contracté une ITS en aient contracté plus d’une en même temps. Le VIH, la gonorrhée, la syphilis et la chlamydia sont des exemples de ces infections.»

Sans avoir encore atteint le stade de l’éclosion, le nombre de cas d’ITS autre que la gonorrhée est aussi anormalement élevé dans la province depuis un moment, selon Jennifer Russell.

«Le nombre de cas de chlamydia a augmenté durant les dernières années. Nous avons fait une campagne de sensibilisation et ça a baissé un peu, mais pas au niveau d’avant.»

La majorité des ITS comme la gonorrhée peuvent ne provoquer aucun symptôme chez la personne atteinte. Il est donc possible que quelqu’un transmette cette infection à un partenaire sans être au courant.

La transmission peut avoir lieu lors de relations sexuelles vaginales, orales ou anales non protégées.

La gonorrhée peut être détectée à l’aide d’un test d’urine ou d’un prélèvement vaginal ou urétral et traitée à l’aide d’antibiotique.

«Si vous êtes sexuellement actif (sans protection), veuillez consulter votre fournisseur de soins de santé ou visiter votre clinique de santé sexuelle locale pour subir un test tous les trois mois», suggère la médecin-hygiéniste en chef.