Agrès de pêche à Caraquet: aux citoyens de se prononcer

La Ville de Caraquet fait un pas de plus afin de permettre aux pêcheurs d’entreposer de l’équipement et des agrès de pêche sur une propriété résidentielle. Une réunion publique aura lieu le 8 juillet à l’édifice municipal pour permettre à la population de se prononcer sur la question.

En avril, une majorité d’élus de Caraquet a accepté de revoir ses règlements municipaux à cet égard.

Deux options étaient à l’étude, soit le maintien du statu quo et de travailler avec les pêcheurs ou d’aller de l’avant avec un entreposage «encadré et contrôlé» avec certaines conditions. La deuxième option a été préférée. Les conseillères Marie-Soleil Landry et Mariette Paulin se sont opposées à cette idée.

Maintenant, c’est au tour de la population de s’exprimer.

Actuellement, les pêcheurs de Caraquet n’ont pas le droit d’entreposer leur équipement chez eux. La Ville possède une zone industrielle aménagée pour l’entreposage de bateaux et d’équipements de pêche.

Lundi soir, le maire Kevin Haché a précisé les conditions qui pourraient se trouver dans le nouvel arrêté.

Par exemple, toute personne qui est pêcheur de métier pourra entreposer de l’équipement et des agrès de pêche sur sa propriété ainsi que dans un bâtiment accessoire à sa résidence, a-t-il souligné.

L’entreposage devra être fait dans une cour latérale ou dans une cour arrière et l’équipement devra être à au moins deux mètres ou plus d’une propriété voisine. Il faudra aussi avoir une clôture opaque d’une hauteur maximale de deux mètres.

Bien que l’entreposage n’est pas permis en zone résidentielle, le dossier est revenu à l’ordre du jour en 2018. La Ville avait intenté une poursuite contre un pêcheur qui avait rangé des casiers de homard pour l’hiver sur un terrain à proximité du boulevard Saint-Pierre Est. Les élus ont éventuellement suspendu la poursuite pour réviser l’arrêté municipal.