Des robots qui ont retenu l’attention à Shediac

Des robots issus de sept écoles secondaires de la province se sont affrontés au pied d’un volcan en bois, vendredi.

Des ingénieurs amateurs de plusieurs écoles secondaires se sont donné rendez-vous à l’école Louis-J.-Robichaud de Shediac pour la compétition Place aux Robots.

Les élèves ont travaillé, parfois pendant des mois, afin de concevoir un robot ambulant capable de surmonter des obstacles en bois afin de déposer une balle au centre de l’arène (le volcan).

Les robots télécommandés ont accompli leur travail lors de matchs chronométrés, à grand renfort d’encouragements de la part des jeunes.

Le robot de la polyvalente Louis-Mailloux de Caraquet utilisait un tube au bout d’un bras mécanique pour tenter de transporter une balle jusqu’au volcan.

«On a fait beaucoup de rencontres de brainstorming sur les heures du midi. On a décidé de faire une forme un peu rectangulaire en tôle », explique la porte-parole de l’équipe, Jasmine Chiasson.

Les jeunes de Caraquet ont dû faire preuve d’ingéniosité et créer des morceaux de plastique à l’aide d’une imprimante 3D avant de se rendre à Shediac. Ils ont apporté des modifications à leur machine jusqu’au matin même de la compétition.

«Aucun de nous n’est ingénieur, ce sont vraiment des idées qu’on a lancé, et notre enseignant nous a poussé à nos limites. Je peux dire qu’on l’a fait avec beaucoup de rires, et on était soulagés (lorsqu’on a terminé le robot)», raconte Jasmine Chiasson.

L’équipe de l’école Louis-J.-Robichaud, elle, a piloté sa création sur un terrain bien connu, le gymnase de son école.

Ils ont créé une machine complexe à partir d’une idée simple: la machine devait dérouler un ruban à mesurer pour y faire rouler une balle.

L’Acadie Nouvelle s’est entretenue avec le capitaine de l’équipe, Riley Cormier, alors qu’un de leurs techniciens réparait le robot entre deux matchs.

«Notre robot est resté pris, c’est un peu tannant, mais on est en train de trouver une solution», dit-il dans le feu de l’action.

«C’est quelque chose qui prend longtemps à faire. On travaille là-dessus depuis novembre», explique l’adolsecent.

François Léon Charron, agent de développement chez Place aux compétences, est l’un des créateurs de l’événement.

«C’est quelque chose que j’ai vécu quand je suis allé au secondaire il y a plusieurs années. Je me suis dit que ça serait une bonne idée de lancer un mouvement de compétition de robotique.»

Il explique qu’il s’agit d’une manière concrète d’apprendre des compétences en ingénierie et en programmation.

Jean-Christophe Dupuis, président du Groupe de robotique de l’Université de Moncton, est venu donner des conseils aux ingénieurs amateurs vendredi, en plus de leur montrer quelques-unes de ses créations.

Il espère que la compétition et le processus de construction motiveront quelques jeunes à devenir ingénieurs ou programmeurs plus tard.

«(On veut) propager la passion de la robotique dans la communauté. Dans la vie étudiante au secondaire, on voit beaucoup les sports et les arts, mais on ne voit pas le côté de l’ingéniosité, de la programmation et de l’électronique», dit l’étudiant en génie électrique.

La délégation de la Polyvalente Roland-Pépin, de Campbellton, a remporté la victoire vendredi après-midi.