Le plus grand nombre de permis de chasse à l’orignal en 25 ans

Le nombre de permis de chasse à l’orignal atteint son niveau le plus élevé en 25 ans au Nouveau-Brunswick. Les températures froides de l’hiver ont été bonnes pour la population du gros gibier dans la province.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’hiver a été difficile au Nouveau-Brunswick. Le temps glacial est arrivé plusieurs semaines plus tôt que la normale, et dame Nature n’a offert pratiquement aucun répit aux citoyens de la province pendant des mois.

Si les humains ont trouvé l’hiver pénible, c’est tout le contraire pour les orignaux. Dans de telles conditions, ces grosses bêtes prospèrent.

«C’est un animal robuste. Les températures froides n’ont pas les mêmes effets néfastes que sur d’autres espèces. Vous seriez impressionnés de voir les choses qu’ils font pour survivre. Ils sont gros et ils sont forts. Ils font bien, ici au Nouveau-Brunswick», a expliqué Mike Holland, ministre du Développement de l’énergie et des ressources, dans le cadre d’une conférence de presse qui s’est déroulée en anglais.

Le 8 juillet, le ministère de M. Holland dévoilera le nom des 4744 gagnants du tirage des permis de chasse à l’orignal. C’est le nombre le plus élevé depuis 1995, époque durant laquelle le taux de succès des chasseurs était moins de la moitié des années récentes.

Mike Holland (à gauche), ministre du Développement de l’énergie et des ressources. – Acadie Nouvelle: Jean-Marc Doiron

Plus de chance pour les chasseurs malchanceux

Les chasseurs qui attendent depuis 20 ans ou plus pour avoir leur permis de chasse à l’orignal auront plus de chance d’avoir du succès au tirage cette année.

En avril, le ministre Holland avait affirmé à l’Acadie Nouvelle que des mesures seraient prises pour aider les chasseurs malchanceux. Lundi matin, au centre récréatif de Riverside Albert, il a dévoilé les nouvelles règles du tirage.

Ainsi, le nombre de bulletins de participation disponibles pour les demandeurs dont le nom n’a pas été pigé depuis 20 ans ou plus passera de 81 à 243. Selon M. Holland, leur probabilité d’être pigé passe de 63% à près de 95%.

«Le pourcentage de personnes qui font demande depuis plus de 20 ans augmente chaque année, parce que la population des chasseurs est vieillissante un peu. C’était de plus en plus difficile d’obtenir son permis.»

L’Acadie Nouvelle a tenté d’obtenir le nombre de personnes qui tombent dans cette catégorie, mais un porte-parole du ministère, Jean Bertin, a affirmé que ces données ne sont pas disponibles.

Le ministre a aussi confirmé lundi que les demandeurs devront fournir une preuve de formation adéquate de sécurité ou d’expérience équivalente avant de faire une demande.

Jusqu’à 2018, près de 14 000 des 60 000 demandeurs n’avaient pas la formation de sécurité avant de faire la demande. Dans le cas où ils obtenaient un permis, ils devaient l’obtenir avant de pouvoir chasser.

Selon M. Holland, cette mesure aura l’effet de dégorger le système de tirage des permis de chasse à l’orignal.

L’inscription au tirage pour les résidents du Nouveau-Brunswick débute le 21 mai.

La chasse durera encore une fois cinq jours, l’automne prochain. M. Holland a affirmé lundi qu’il ne considère même pas la possibilité de revenir à une chasse de trois jours.

Nombre de permis de chasse, par année

2019: 4744

2018: 4452

2017: 4663

2016: 4640

2015: 4598