Pavillon Bleu: une bonne nouvelle qui tombe à point pour la plage Parlee

Le parc provincial de la plage Parlee obtient la certification Pavillon Bleu. La nouvelle tombe à point pour le moteur touristique de Shediac, qui a vécu des moments difficiles au cours des dernières années.

Le ministre du Tourisme, du Patrimoine et de la Culture, Robert Gauvin, était porteur de bonnes nouvelles, mercredi à l’Assemblée législative.

«Le parc provincial de la plage Parlee a reçu, aujourd’hui, la désignation Pavillon Bleu, attribuée par Environmental Defence, un organisme de bienfaisance national voué à la protection de l’environnement et de la santé humaine», a-t-il dit à ses collègues.

Le club de yacht de la baie de Shediac a lui aussi mis la main sur cette désignation convoitée qui est réservée aux lieux qui atteignent de nombreuses normes en matière de qualité de l’eau, de gestion de l’environnement, de sensibilisation, de sécurité et de commodités.

Parlee est la deuxième plage néo-brunswickoise à mettre la main sur cette certification. La plage Aboiteau de Cap-Pelée, située à quelques minutes de route de là, l’avait obtenue l’année dernière.

«Je suis très fier que le parc provincial de la plage Parlee fasse flotter pour la première fois le Pavillon bleu sur sa plage, laquelle est magnifique, propre et sécuritaire», s’est réjoui Robert Gauvin à l’Assemblée.

Ses collègues des autres partis ont chaudement applaudi l’annonce. Le député libéral de Shediac-Beaubassin-Cap-Pelé (et ancien maire de Shediac), Jacques LeBlanc, lui a levé son chapeau. Il a aussi lancé des fleurs au gouvernement Gallant.

«Je suis très, très, très excité. Vous savez que ça fait longtemps que j’attends cette annonce. Je veux aussi remercier l’ancien gouvernement qui a travaillé fort pour s’assurer de créer de la fierté et aussi de travailler fort main dans la main avec tous les gens du ministère, de différents ministères, pour assurer des investissements en infrastructures.»

Le chef du Parti vert, David Coon, a lui aussi salué l’annonce effectuée par le ministre Gauvin. Mais selon lui, la province ne doit pas s’asseoir sur ses lauriers.

«Ça ne devrait pas être une excuse pour arrêter le progrès dans l’élimination de toutes les sources de pollution qui ont été identifiées dans la baie de Shediac.»

Il souhaite que les autorités tirent des leçons des épreuves vécues depuis que les projecteurs ont été braqués sur la qualité de l’eau à la plage Parlee en 2016.

«Il faut que l’on regarde les développements autour des plages et des zones côtières de façon complète et holistique. Il faut s’assurer que l’on n’ajoute pas de nouveaux stress environnementaux, de nouvelles sources de pollution environnementale provenant des écoulements vers les eaux côtières et les plages», a-t-il dit.

Robert Gauvin promet de nouveaux investissements

Les trois dernières années ont été particulièrement éprouvantes pour la plage Parlee, qui l’un des principaux piliers de l’industrie touristique du sud-est du Nouveau-Brunswick.

En 2016, les projecteurs ont été braqués sur la qualité de l’eau de la plage ainsi que sur le système de surveillance de l’eau. Les taux de bactéries fécales étaient en cause.

Un nouveau système de surveillance été instauré par le gouvernement provincial et des travaux ont été effectués dans le coin pour améliorer la qualité de l’eau.

Les saisons touristiques 2017 et 2018 ont tout de même été décevantes au parc provincial de la plage Parlee.

Elles ont été marquées par de nombreuses interdiction de la baignade et par des baisses du nombre de visiteurs. Cela a donné des sueurs froides à la communauté des affaires de la région.

Le ministre du Tourisme, du Patrimoine et de la Culture, Robert Gauvin, estime qu’«il faut toujours rester vigilant», mais croit que le pire est dans le rétroviseur pour ce joyau du Sud-Est.

«Les gens qui fréquentent (la plage) Parlee peuvent être très rassurés. Le travail a été fait au cours des dernières années», a-t-il dit en mêlée de presse, mercredi à l’Assemblée législative.

Il a indiqué que des investissements supplémentaires à la plage Parlee seront annoncés au cours des prochaines semaines. Il n’a pas voulu vendre la mèche sur les sommes qui seront annoncées ou ce à quoi elles serviront.

«On ne veut pas prendre de chances. Il n’y a pas d’avantages pour nous à prendre des chances avec la santé des gens qui fréquentent cette plage. Il faut faire notre travail. Ce pavillon (la certification Pavillon Bleu obtenue mercredi par la plage Parlee: NDLR) est la première étape», a-t-il ajouté.

  • Avec la collaboration du journaliste Mathieu Roy-Comeau