Tracadie: les portes du terrain de baseball et du skatepark cadenassées

Le diocèse de Bathurst a décidé d’interdire l’accès au terrain de baseball de Tracadie et au planchodrome (skatepark), qui se trouvent à proximité de l’église de l’endroit.

«Une décision désastreuse qui pénalise les jeunes de notre région», a exprimé le maire de Tracadie, Denis Losier, sur Facebook, samedi soir.

Il y a une vingtaine d’années, l’ancienne municipalité de Tracadie-Sheila avait conclu une entente avec le diocèse de Bathurst pour que la municipalité se charge du déblaiement des stationnements des églises de Tracadie et de Sheila ainsi que de l’entretien de certains cimetières. Le diocèse souhaite renouveler cette entente.

Au fil des années, la municipalité a ajouté des installations récréatives à l’arrière de l’église de Tracadie, dont le parc de baseball Raoul-Losier et un planchodrome, sur un terrain qui appartient toujours à l’évêché.

Il y a quelques années, le diocèse a manifesté son intérêt de renouveler l’entente, mais rien de formel n’aurait été signé, explique le maire Losier. La municipalité continuait tout de même d’assurer les services de déblaiement et d’entretien. Cette année, le déblaiement a coûté environ 12 000$ à la municipalité.

Au total, la valeur des services rendus au cours des 20 dernières années est estimée à près de 400 000$.

La valeur de la partie du terrain avec les installations récréatives serait d’environ 132 000 $.

La ville a manifesté son intérêt d’acquérir ce terrain. Au départ, le diocèse semblait ouvert à cette possibilité, explique Denis Losier, mais il aurait changé d’avis.

«Je tiens à préciser que la municipalité a payé les frais de déneigement cet hiver pour remplir son engagement en attendant de régler notre différent pour le terrain. Idéalement se serait de faire l’acquisition du terrain. Il y a un litige qui va placer les jeunes de notre région en otage. Déjà que les jeunes et la religion, c’est difficile à vendre! Ceci ne va pas aider à en faire un bon marketing.
Pour ma part, c’est inacceptable, un dossier à suivre! Un autre problème à l’horizon!», a ajouté le maire sur sa page Facebook.

«On a déjà largement payé notre part. Est-ce que la municipalité veut s’engager encore avec d’autres frais? Le conseil avait adopté une résolution pour que la municipalité procède à l’achat du terrain à la suite d’une évaluation. Le diocèse mentionne qu’il ne veut pas vendre le terrain. Pourtant il semblait y avoir une ouverture, car on nous a permis de faire une évaluation», a souligné M. Losier plus tôt cette semaine.

Le journal n’a pu joindre des représentants du diocèse samedi matin.