Moncton: face-à-face de 11 heures entre un homme et la police

Un homme barricadé a déclenché une importante opération policière dimanche dans le secteur de l’école Evergreen, au nord de Moncton.

L’individu, un homme de 73 ans, s’était barricadé dans sa résidence de la rue Sable en fin de matinée et refusait de coopérer avec les policiers.

Le quartier est resté bouclé pendant plus de 11 heures et plusieurs résidents ont été évacués. Le service Codiac de la GRC a reçu un appel au sujet d’un individu armé vers 11h00 le matin et le périmètre de sécurité a été maintenu jusqu’à 23h30.

Des policiers lourdement armés sont demeurés postés aux abords de la résidence, et contrôlaient les allées et venues des riverains. L’équipe de réponse d’urgence de la GRC a également été appelée en renfort.

Une vingtaine de résidents du quartier ont été évacués par la force policière, d’autres ont reçu la consigne de ne pas quitter leur domicile et de rester dans leur sous-sol.

L’homme a finalement été arrêté vers 22h30 avant d’être transporté jusqu’à l’hôpital. Ni l’individu ni les gendarmes n’ont été blessés lors de l’intervention.

Plusieurs témoins affirment avoir entendu deux bruits sourds en fin de soirée. Les véhicules de police ont quitté les lieux peu après.

Certaines sections des rues Shannon, Evergreen et Sheffield, bloquées pendant une bonne partie de la journée, ont alors été rouvertes à la circulation et les résidents ont pu regagner leur domicile.

«Tout est réglé et il n’y a plus de risque pour la sécurité du public dans le secteur», assure le sergent Tyson Nelson du service Codiac de la GRC. Il explique que la GRC n’a pas considéré que l’homme représentait une menace pour le public. L’important déploiement policier a été décidé par mesure de précaution, ajoute-t-il.

Selon lui, l’homme n’était pas armé au moment de son arrestation, mais il est possible qu’il détenait une arme, plus tôt dans la journée. Il se trouvait seul dans la résidence, après que sa femme ait quitté les lieux peu après 11h. Aucune accusation ne sera déposée. «En fin de compte, aucun acte criminel n’a été commis», indique le sergent Nelson.