Cape Bald Packers se relève malgré deux coups durs

La perte de deux usines de transformation coup sur coup n’a pas empêché les équipes de Cape Bald Packers de se remettre au travail à temps pour le début de la saison de pêche.

2019 aura été une année noire pour l’entreprise de Cap-Pelé. Ses installations situées à Richibouctou-Village ont été détruites par un incendie le 7 février. Quelques jours plus tard, le 24 février, une deuxième usine de Cape Bald Packers était la proie des flammes, à Cap-Pelé.

Début mai, les activités ont tout de même pu reprendre dans la troisième et dernière usine du transformateur, située sur la rue Acadie à Cap-Pelé.

«Tout le monde s’ajuste et on est en pleine production. Nos clients ne voient pas différence au niveau du produit et du volume», se félicite Joanne Losier, responsable des affaires corporatives et des ressources humaines.

«On a réussi de belle façon ce que plusieurs doutaient qu’on réussirait. On a su se remettre sur les rails et être prêts pour le début de la saison.»

Près de 450 employés s’affairent depuis le début des premiers arrivages de homard.

«Les gens étaient soulagés parce que leur emploi est maintenu. Ils sont revenus au travail de bonne humeur, tout en sachant qu’il fallait s’attendre à des changements. L’environnement de travail a changé, mais tout le monde a fait preuve de patience et d’une capacité d’ajustement. Il y a beaucoup de résilience dans cette industrie et nos employés nous le montrent à chaque jour.»

Faute d’espace suffisant, Cape Bald Packers a dû suspendre la transformation de crabe pour cette année. Selon la porte-parole de l’entreprise, la ressource est désormais transformée par des «usines partenaires»

La plupart des 170 anciens employés de l’usine de Richibouctou-Village ne travailleront pas pour le transformateur cette année.

«À notre connaissance presque tous les employés ont trouvé un emploi dans une usine ou un employeur de la région de Richibucto», assure Joanne Losier.

À la suite du second incendie, la direction avait annoncé son intention de reconstruire l’usine de Cap-Pelé. Le travail de planification a commencé.

«Notre intention c’est de la reconstruire. On va voir ce que l’avenir nous réserve et le rapport que nous présenteront les compagnies d’assurance», mentionne Mme Losier. «Présentement, on met toute notre attention et notre énergie sur notre usine existante pour être en mode de production et passer au travers du printemps qui est une période très intense.»