Le chef adjoint de la Force policière de Grand-Sault fait l’objet d’une enquête

Le chef adjoint de la Force policière de Grand-Sault, Luc Martin, a été suspendu avec salaire à la suite de deux plaintes formulées à son endroit, dont l’une provenant d’un autre corps policier du Nouveau-Brunswick.

Les gestes reprochés au policier d’expérience remontent à l’automne 2018.

La nature des gestes présumés et les fonctions importantes occupées par le policier ont forcé la Commission de police du Nouveau-Brunswick à mener une enquête, a appris l’Acadie Nouvelle.

Il appert que le chef adjoint aurait tenté d’obtenir des informations au sujet d’un individu auprès d’un autre service de police, et ce dans un contexte n’impliquant pas son travail de policier.

Si ce geste a bel et bien été posé, ce qui n’a pas encore été prouvé, il contreviendrait au code de déontologie policière.

Luc Martin – Archives

Le policier visé par ces allégations n’aurait pas commis de gestes de nature criminelle ou encore répréhensible alors qu’il oeuvrait en tant que policier sur le territoire de la Ville de Grand-Sault.

La Commission de police a le pouvoir, en vertu de la Loi sur la police, de traiter une plainte pour inconduite si on est d’avis qu’il est dans l’intérêt public de le faire, a fait savoir l’organisme qui a pour mandat de surveiller la gestion du processus de traitement des plaintes publiques concernant la conduite d’agents de police.

«L’existence d’une plainte, le nom d’un agent de police concerné ou des allégations portées contre eux ne sont rendus publics que si l’affaire aboutit à une audience d’arbitrage. Par conséquent, la Commission n’est pas en mesure de confirmer ou de nier toute information en raison de la législation sur la protection de la vie privée», a indiqué Jennifer Smith, la directrice de la Commission de police du Nouveau-Brunswick.