Un guide qui rend les marches en forêt un peu plus magiques

Érable, tremble, peuplier, bouleau… Le Nouveau-Brunswick abriterait plus de cinq milliards d’arbres dont 32 espèces seraient indigènes à la province. Mais soyez honnête, combien d’essences différentes pourriez-vous identifier lors d’une simple marche en forêt?

Il y a un peu plus de trente ans – plus précisément en 1987 –, l’auteur David Foster publiait Les fabuleux arbres du Nouveau-Brunswick (The Great Trees of New Brunswick), un ouvrage dans lequel il répertoriait les différentes essences d’arbres composant la forêt néo-brunswickoise.

Aujourd’hui, David Palmer, expert en foresterie, et Tracy Glynn, ancienne employée du Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick, ont repris le concept et publient la seconde version de ce recueil, une version plus étoffée qui comprend les 32 espèces d’arbres répertoriés comme étant indigènes à la province.

En boni, on inclut également une poignée d’arbres «exotiques» ayant été introduits au fil du temps.

Chaque chapitre contient des informations sur les caractéristiques, l’habitat, les utilisations possibles de l’arbre ainsi que des photographies et une description détaillée.

«Ce livre se veut, en quelque sorte, un guide informatif et convivial, une référence pratique permettant d’identifier les arbres de la forêt néo-brunswickoise. On a essayé de ressortir les informations les plus pertinentes et ce qu’il y a d’unique chez chaque arbre. Ça rend les marches en forêt encore un peu plus magiques», explique Tracy Glynn, coauteure.

Le lancement du livre s’est effectué la semaine dernière au Odell Park de Fredericton. L’endroit avait été choisi avec raison, puisqu’on y retrouve les 32 espèces indigènes de la forêt Acadienne, dont l’un des plus vieux peuplements de pruches de la province.

Ce qu’il y a d’intéressant dans les arbres sélectionnés pour être illustrés dans ce livre, c’est que plusieurs d’entre eux ont été suggérés par des Néo-Brunswickois.

M. Palmer a en effet parcouru une bonne partie de la province pour trouver des arbres «spectaculaires» et qui possèdent une histoire.
Pour illustrer l’essence du pin rouge par exemple, on a choisi un arbre du secteur de la Gorge de la rivière Jacquet.

Selon Mme Glynn, ce livre se veut aussi un témoin de la vulnérabilité de notre écosystème et de l’importance de protéger adéquatement cette richesse naturelle.

Ayant travaillé au sein du Conseil de conservation du NB pendant de nombreuses années, elle voit dans cet ouvrage l’occasion d’ouvrir un dialogue non seulement sur la diversité de la forêt de la province, mais aussi sur l’avenir de celle-ci.

«Plus on en connaît à propos des arbres, plus on sera sensible à ce que l’on fait de cette ressource, car on sait que les humains ont un impact certain sur la conservation de nos forêts. Il y a toute la question de la monoculture, des coupes à blanc, des changements climatiques, des infestations d’insectes ravageurs… Il y a des espèces menacées dans notre province, des espèces qui ont de la difficulté à se remettre de l’activité humaine. Ce livre pourra peut-être ouvrir les yeux à l’importance de conserver et de protéger cet héritage», souligne Mme Glynn.

Petit bémol toutefois, l’ouvrage copublié par les éditions Goose Lane et le Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick n’est disponible qu’en anglais.

À noter que le livre sera lancé demain soir à la Bibliothèque publique de Campbellton ainsi que dans plusieurs autres bibliothèques publiques au cours des semaines à venir.