La région Chaleur suscite l’intérêt des touristes

La marque touristique Chaleur est populaire. Très populaire. Elle aurait été vue par plus de 2 millions de personnes à travers les différentes plateformes de communication. Une affirmation à la Capitaine Bonhomme? Les sceptiques seront confondus, est convaincue Janine Daigle, directrice de Tourisme Chaleur.

Même si elle confesse qu’il s’agit d’une approximation, l’organisation qu’elle dirige a réussi, en seulement 22 mois, à générer un très fort intérêt dans les réseaux sociaux, sur son site web, dans les salons touristiques, dans diverses publications médiatiques et par l’entremise de son guide-vacances régional.

«Était-ce dans nos objectifs ou est-ce encore mieux qu’on l’espérait? C’est une bonne question. Nous n’avions pas vraiment fixé d’objectifs comme tels, mais nous sommes vraiment contents des résultats et des personnes que nous avons pu atteindre», réfléchit la porte-parole.

En moins de deux ans, Tourisme Chaleur a contribué largement au développement de ce secteur d’activités très important pour la région.

Les statistiques tendent à donner raison à la directrice. Depuis son lancement, le site web a été consulté près de 46 000 fois. Un visiteur sur 10 était un habitué et près de 20% étaient des voyageurs étrangers. La durée moyenne de la session sur le site a été estimée à 3 minutes.

La page Facebook de Tourisme Chaleur a plus que doublé son nombre d’abonnés, passant de 1127 en 2017 à 2866 en 2018. Près d’un abonné sur deux (46%) est âgé de 35 à 55 ans, alors que les deux tiers sont des anglophones.

Le centre d’information des visiteurs de Bathurst a vu son achalandage bondir de 3% par rapport à 2017.

Le taux d’occupation mensuel des établissements touristiques a grimpé d’un point de pourcentage en 2018, pour passer à 55%, trois points sous la moyenne provinciale. Par contre, on a noté une forte hausse de réservation en septembre (+ 9%) et octobre (+ 15%).

Une campagne d’automne a voulu intéresser les randonneurs aux charmes des sentiers de la région et a atteint plus de 57 000 individus.

En hiver, l’attrait de la motoneige a permis de faire grimper le nombre de nuitées à plus de 5000 pendant la saison.

Cependant, il n’existe pas encore d’approches coordonnées et standardisées chez les intervenants du milieu qui permettraient de déterminer, avec exactitude, le nombre de touristes qui viennent fouler le sol de la région Chaleur. Un projet-pilote doit être mis en place cette année.

«Les gens disent que dans Chaleur, il se passe beaucoup de choses. On l’entend à travers les commentaires. Ils répondent à nos efforts de promotion et c’est très satisfaisant. On est vraiment content que ça fonctionne. Ça prend beaucoup d’efforts en plus des réseaux sociaux pour amener du trafic», admet Janine Daigle.

Les prochains défis sont le lancement du plan d’action, avec comme pilier majeur le développement du produit touristique, et de poursuivre le travail sur ce qui fonctionne bien dans nos campagnes de marketing.

«Nous voulons développer davantage de produits pour nos quatre saisons et il faut créer des expériences qui vont raconter notre histoire», fait part Mme Daigle.