Coups de feu sur des intervenants à Dieppe: début de l’enquête préliminaire

Une Néo-Écossaise accusée d’avoir tiré en direction d’intervenants de première ligne à Dieppe a comparu en cour, lundi.

Quatre jours ont été réservés pour l’enquête préliminaire de Morgan Maryanne Connors concernant cet incident survenu le 5 janvier 2019.

L’enquête préliminaire permettra aux procureurs de la couronne de présenter leurs preuves.

L’accusée, originaire de Darthmouth, a déjà exprimé son intention de comparaître devant juge et jury.

Morgan Maryanne Connors, âgée de 25 ans, fait face à 13 chefs d’accusation, dont deux accusations de braquage d’une arme à feu (pistolet airsoft), deux accusations de proférations de menaces de mort, une accusation de décharge d’une arme à feu (pistolet airsoft) de façon dangereuse pour la vie ou la sécurité d’une autre personne et une accusation de décharge d’une arme à feu avec l’intention de causer des blessures corporelles.

Elle fait aussi face à deux chefs d’accusations reliés à la possession d’une arme prohibée, soit un coup-de-poing américain.

L’accusée, représentée par l’avocat Martin Goguen, est restée silencieuse dans le box des accusés alors que la Couronne présentait ses preuves. La femme est incarcérée depuis l’incident.

Sans pouvoir donner de détails, puisque tout ce qui entoure la preuve fait partie d’une interdiction de publication, la procureure de la Couronne, Annie St-Jacques, a affirmé que l’enquête préliminaire se déroule rondement. Elle estime que le procès pourrait durer environ trois semaines.

L’avocat de la défense a refusé de commenter.

La première audience de l’enquête préliminaire n’a duré que quelques heures lundi avant-midi, et reprendra mardi matin.

Les faits

Le 5 janvier 2019, la GRC de Codiac a répondu à un appel concernant un véhicule accidenté sur le boulevard Adélard-Savoie, près de l’Aéroport international Roméo-LeBlanc à Dieppe.

Les ambulanciers et les pompiers sont arrivés en premier sur les lieux. Ils ont informé les agents de la GRC qu’une femme avait tiré en leur direction, selon un communiqué publié par la gendarmerie quelques jours après l’incident.

La femme aurait ensuite proféré des menaces à l’endroit des policiers, dès leur arrivée. Elle aurait pointé son arme vers le gendarme Pierre-Alexandre Roy, avant de faire feu en direction du caporal Stéphane Paré-Lemire.

Un policier a ensuite tiré sur la femme, qui a dû être transportée à l’hôpital. Personne d’autre n’a été blessé.