Hôpital de Saint-Quentin: le PDG de Vitalité n’a pas l’intention de démissionner

Le PDG du Réseau de santé Vitalité, Gilles Lanteigne, réfute les propos tenus en début de semaine par un groupe de citoyens de Saint-Quentin qui réclame sa démission parce qu’il ignore, selon eux, les besoins de la région. M. Lanteigne n’a pas du tout l’intention de partir, a-t-il confirmé à l’Acadie Nouvelle.

La démission de deux médecins de l’Hôpital Hôtel-Dieu Saint-Joseph de Saint-Quentin a jeté une douche d’eau froide sur la population, qui réclame depuis longtemps des améliorations à la livraison des soins de santé dans la région.

Le départ prochain des Dres Hélène Faucher et Mélissa Dupéré a provoqué la colère du Comité d’Action citoyenne du Restigouche-Ouest (CACRO), qui a aussitôt tenu une rencontre d’information publique et réclamé la démission du PDG de Vitalité, Gilles Lanteigne.

M. Lanteigne, a tout d’abord tenu à rassurer les gens du Restigouche-Ouest, avant de remettre en question plusieurs propos tenus la veille par le Comité d’Action citoyenne.

Même s’il confirme à nouveau la démission des deux médecins de famille, le PDG du Réseau de santé Vitalité a affirmé que ces départs vont toucher un nombre bien moins élevé de personnes que le chiffre avancé par le comité.

«Ce ne sont pas 2400 patients qui vont se retrouver orphelins dans trois mois avec le départ des deux médecins. Après vérification auprès de la Régie de l’assurance-maladie, ce chiffre serait plutôt de 1266 personnes», soutient le haut dirigeant.

M. Lanteigne a également démenti les informations voulant que les médecins démissionnaires consacrent toutes deux quelques heures de soins à l’urgence de l’Hôpital Hôtel-Dieu Saint-Joseph de Saint-Quentin par semaine. Ils vont quitter leur travail après leur période d’avis de trois mois.

Au sujet du manque de main-d’œuvre, Gilles Lanteigne persiste et signe: le réseau évolue bel et bien dans un contexte de pénurie de main-d’oeuvre et doit gérer bon nombre de démissions et de départs à la retraite dans ses établissements.

«Dans l’ensemble du réseau, c’est 154 postes d’infirmières qui sont à pourvoir et 71 postes de médecins, ce qui fragilise plusieurs services.»

Les porte-paroles du Comité d’Action citoyenne du Restigouche-Ouest soutiennent quant à eux que le Réseau de santé Vitalité refuse d’embaucher du personnel supplémentaire pour subvenir aux besoins des établissements de soins de santé.

Ils affirment que des professionnels de la santé sont prêts à s’installer à Saint-Quentin pour offrir leurs services ou encore à travailler un plus grand nombre d’heures en établissement.

«S’il y a effectivement du personnel à l’interne disponible pour effectuer plus d’heures de travail, il peut le signifier. C’est plutôt l’inverse qu’on entend à l’intérieur des murs, les gens en font déjà assez», a affirmé Gilles Lanteigne.

«Quant aux présumées personnes prêtes à venir travailler à Saint-Quentin, elles n’ont qu’à faire parvenir leur CV à Vitalité. Le réseau n’a pas reçu de demande d’emploi, à part une offre provenant d’une infirmière praticienne», a-t-il ajouté.

Le dirigeant de Vitalité tend la main à la population du Restigouche-Ouest, tout en écartant la possibilité de quitter ses fonctions, comme le réclament ses plus ardents détracteurs.

«Vitalité et son PDG travaillent avec les communautés afin de donner les meilleurs services possible. Il est important de garder une attitude positive et constructive, car les défis et les besoins de la population sont importants», de conclure Gilles Lanteigne.