L’industrie touristique du Restigouche se réjouit de l’ouverture du ministre Gauvin

L’industrie touristique du Restigouche semble ravie de la possibilité de récupérer les trois semaines perdues au parc provincial du Mont Carleton à l’automne. Les statistiques du ministère du Tourisme, du Patrimoine et de la Culture démontrent toutefois une baisse importante de la fréquentation de son plus grand parc de la province après le 22 septembre.

Les chiffres compilés par Fredericton montrent une nette baisse de visiteurs voulant arpenter les sentiers des 17 000 hectares du parc pendant les semaines d’automne.

Durant la saison 2017, le ministère a enregistré 36 431 entrées au parc qui abrite le mont le plus élevé des Maritimes – à 820 mètres – et 5880 réservations de terrains de camping et de chalet sur le site.

De ce nombre, 2668 entrées (7,3%) ont été notées du 23 septembre au 9 octobre, avec un total de 217 réservations (3,7%).

En 2018, le parc a accueilli 32 044 entrées – une baisse de plus de 12% – et 5395 réservations de terrains de camping et de chalet – une chute de 8,2%.

Du 23 septembre au 8 octobre, les gardes ont inscrit 1846 entrées (5,7%) – soit 822 entrées de moins -, malgré le même nombre de réservations que l’année précédente (4%).

Lundi, le ministre du Tourisme, du Patrimoine et de la Culture, Robert Gauvin, a indiqué qu’il était prêt à accorder trois semaines additionnelles d’ouverture au parc provincial du Mont Carleton, à la condition que ça en vaille la peine au niveau touristique et économique.

Le président de l’Association touristique du Restigouche, Gaétan Cormier, s’est dit très heureux de cette volte-face envisagée de Fredericton.

Il y a une semaine, le ministère avait annoncé que le parc fermerait sa barrière le 22 septembre. Les visiteurs pourraient toujours y aller après, mais il n’y aurait plus de service de réservation de terrains de camping et de chalets.

«C’est une très bonne nouvelle pour nous, car au début, le gouvernement voulait raccourcir la saison. Je ne sais pas pourquoi le ministère a pris cette décision; l’automne, ce sont les couleurs magnifiques et la température est excellente», a-t-il réagi.

Le ministre Gauvin a lancé le défi à l’industrie et aux dirigeants du parc de lui prouver que ces trois semaines de plus – ce qui porterait la fermeture au week-end de l’Action de grâces – seront rentables non seulement pour l’industrie, mais pour toute l’économie de la région du Restigouche.

L’élu prévoit également une rencontre avec ces intervenants plus tard dans l’été afin d’analyser les chiffres de réservation et de fréquentation.
À ce sujet, M. Cormier suggère au vice-premier ministre de ne pas trop considérer ces statistiques.

«C’est difficile de se fier aux chiffres de cette année, car on ne les connaît pas encore. Il va y avoir des réservations en juillet, août, septembre et octobre. On fait face souvent à des imprévus ou encore à des réservations de dernière minute», explique-t-il.

Chose certaine, si jamais Fredericton accorde ces trois semaines additionnelles, ce sera toute l’économie de Saint-Quentin, situé à 30 km du parc, et du Restigouche qui en sortira gagnant, juge-t-il.

«Ça veut dire des gens qui vont venir acheter de l’essence, de la nourriture et qui vont réserver un hébergement chez nous. Ce sera bon pour tout le monde», assure le président de l’AIT.

À condition, bien entendu, que le ministre confirme ces trois semaines de plus…