CCNB: suspension de la formation en soins paramédicaux à Grand-Sault

Devant le faible nombre d’inscriptions, le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB) a décidé de suspendre son programme de Soins paramédicaux primaires qui devait être offert cet automne à Grand-Sault.

«Nous avons reçu six demandes d’admission sur une possibilité de 24 sièges. Pour les étudiants déjà inscrits, nous leur suggérons de transférer leur demande au Campus de Campbellton, où il reste quelques places», a indiqué le porte-parole du CCNB, Bruno Richard.

«Pour les étudiants de la première cohorte qui suivent le programme depuis septembre à Grand-Sault, ils termineront leur formation comme prévu en février 2020», a-t-il ajouté.

Le CCNB jongle désormais avec l’idée d’offrir le programme dans d’autres régions, là où la demande en main-d’œuvre est plus élevée et où les besoins se font le plus sentir.

C’est d’ailleurs ce qui avait été initialement prévu en octobre 2016, lors de l’annonce de la mise en place de la formation.

Le ministre de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail, Trevor Holder, a affirmé que la formation en soins paramédicaux primaires était temporairement suspendue à Grand-Sault, et non pas abolie.

«Nous devons travailler avec le CCNB. Il y a peut-être un manque de mise en valeur de ce programme», a affirmé le député de Saint-Jean.

«C’est une décision prise par le CCNB, pas celle de notre gouvernement», a tenu à ajouter M. Holder.

Le député libéral Jean-Claude D’Amours a qualifié l’annonce «d’irresponsable».

«Ça veut dire qu’on sera en manque au cours des prochaines années de professionnels ambulanciers qui pourraient être disponibles à travers la province. Il y a une responsabilité de faire la promotion et de valoriser la profession qui est malmenée», a dénoncé le représentant de la circonscription Edmundston-Madawaska Centre.

«Il faut ajouter des ambulanciers paramédicaux dans le système pour éviter les problématiques que l’on a vécues au cours des derniers mois. Le gouvernement doit mettre ses culottes à travers ça et donner des indications claires», a ajouté le député D’Amours.

– Avec la collaboration du journaliste Mathieu Roy-Comeau