Des beach partys nouveau genre à Bas-Caraquet

Des beach partys nouveau genre seront à l’essai, cet été, à Bas-Caraquet. Plus familiaux, plus festifs et mieux contrôlés: voilà les défis qu’entend relever Jason Savoie. Mais une chose est certaine: la musique électronique sera toujours au rendez-vous!

Le promoteur amènera son équipe de 22 personnes sur la plage municipale de Bas-Caraquet à trois reprises, soit les samedis 29 juin, 13 juillet et 3 août.

Chacun des rassemblements est organisé en lien avec un festival. Le premier est inclus à la programmation du Festi-Mer de Bas-Caraquet. Le deuxième fera partie du Rendez-vous de la fierté Acadie Love. Le troisième cadrera dans le Festival acadien de Caraquet.

En cas de mauvais temps, ils seront remis au lendemain, sauf celui du 13 juillet, qui sera déplacé au 20 juillet.

Qui dit beach party dit normalement musique et DJ pour animer une foule de jeunes gens avec, bien entendu, un peu d’alcool qui circule assez librement. Jason Savoie a pu le constater à plusieurs reprises quand il organisait des fêtes à la plage de Grande-Anse dans les trois derniers étés. Le dernier de la saison 2018 a attiré près de 1000 personnes, se réjouit-il.

À Bas-Caraquet, les conditions seront quelque peu différentes. La musique électronique et les DJ seront toujours un incontournable, mais le site de la plage sera divisé en deux: une partie avec alcool et l’autre sans alcool.

Dans la section sans alcool, des jeux et des activités davantage familiales se dérouleront pendant la journée. La baignade sera également réservée à cette section.

L’entrée principale sera contrôlée, les cartes d’identité seront exigées si nécessaire et plus personne arrivant par la voie de la mer ne sera accepté sur le site.

Changer l’image

Jason Savoie cherche à changer l’image des beach partys en étant plus créatif.

«Nous pensons à cette nouvelle formule d’en faire une festivité familiale, sans s’éloigner de notre mission qui est faire la promotion et développer la musique électronique sur les plages du Nouveau-Brunswick. On fait ça pour que les gens qui ne viendront pas pour la musique passent quand même une belle journée. On sait qu’on va peut-être perdre un peu de notre clientèle jeunesse, mais on va gagner une clientèle adulte et familiale», estime-t-il.

À son avis, la plage municipale de Bas-Caraquet est l’endroit parfait pour tester cette formule. Les infrastructures déjà en place faciliteront la logistique et permettront à son équipe de mieux gérer la circulation des participants.

«On cherchait un nouvel environnement pour notre nouvelle formule parce que nous aurons également un permis de vente d’alcool sur place. Notre équipe de contrôle sera là pendant le beach party et jusqu’à une heure après la fin, afin que les personnes quittent les lieux de façon responsable. Nous collaborons aussi avec la GRC», fait connaître Jason Savoie.

La zone alcool sera surveillée étroitement. Personne ne pourra apporter sa boisson alcoolisée et un service de bar sera disponible sur place. Un système de bracelet déterminera que les personnes d’âge mineur ne pourront pas s’acheter de l’alcool ni demander à un adulte de l’acheter pour elles.

«Ce sera très sévère, assure l’organisateur âgé de 32 ans. Si tu es pris avec un verre d’alcool sans bracelet ou que nous voyons une personne majeure offrir de l’alcool à une mineure, elle sera expulsée. Je crois que ces changements seront perçus positivement. Ça ne tuera pas l’essence même des beach partys, mais nous n’avions pas le choix de nous rendre là. Ça prend de l’encadrement et de la sécurité, tout en gardant la qualité de l’événement et une forte participation», se croise-t-il les doigts.

Le premier beach party débutera à 11h, avec une heure de yoga musical sur la plage. Dès midi, les DJ se succéderont jusqu’à 19h pour faire danser la foule.

Un cachet unique au Festi-Mer

Pour le directeur général de Bas-Caraquet, Dave Cowan, la présence des beach partys acadiens ajoutera un cachet unique dans le village, et spécialement pour le Festi-Mer.

«C’est la façon de se distinguer des autres festivals», a-t-il avoué.

«Pour nous, c’est un très bel ajout, continue-t-il. Ça va nous amener plus de monde au village, mais l’important est que le Festi-Mer en sorte gagnant. L’an dernier, ç’avait été difficile avec la tragédie de l’église incendiée.»

Le DG trouve également très intéressante la formule testée lors des trois rendez-vous à la plage municipale de Bas-Caraquet.

«On adore l’idée du promoteur. Bas-Caraquet est un petit village qui reflète la réalité de la Péninsule acadienne, avec sa population familiale et vieillissante. Nous ne sommes pas Moncton, où rassembler 2000 jeunes est facile», trace-t-il comme portrait.