Une épicerie «zéro déchet» à Petit-Rocher

Les consommateurs de la région Chaleur n’auront plus à se déplacer bien loin pour faire leurs courses en vrac, c’est-à-dire sans «emballage».

Dès le début juillet, la boutique ECO2 offrira une gamme de produits à ceux qui désirent réduire leur empreinte écologique, minimiser leurs pertes, ou tout simplement épargner quelques sous.

«Avec la forte demande de gens qui veulent participer au mouvement Zéro Déchet dans la région Chaleur, j’ai décidé de créer ma propre épicerie orientée vrac, ici à la maison», explique Christophe Couverchel.

«Les gens peuvent donc venir avec leurs contenants et choisir ce qu’ils veulent. On le pèse et ils repartent chez eux avec la quantité dont ils ont besoin.»

Toujours selon l’entrepreneur, les acheteurs doivent actuellement se déplacer à Miramichi ou à Tracadie s’ils veulent acheter au poids.

Bien sûr, les grandes chaînes d’épicerie telles que Sobeys et Atlantic Superstore offrent quelques options de vrac, mais M. Couverchel soutient qu’ils ne suffisent pas, surtout en termes de qualité.

«Mes produits sont complètement biologiques, donc de haute qualité nutritionnelle, dit-il. Forcément, ils seront un peu plus chers, mais l’avantage du vrac c’est que tu prends seulement ce dont tu as besoin, alors il y a moins de gaspillage.»

ECO2 offrira un peu de tout, c’est-à-dire non seulement des fruits secs à grignoter ou des farines pour la cuisson, mais une gamme de produits cosmétiques, d’hygiène corporelle et d’entretien ménager.

Les clients peuvent s’attendre à y trouver, par exemple, des huiles naturellement parfumées pour faire leurs propres savons, des enveloppes à sandwich réutilisables, des pastilles pour nettoyer la cuvette et du chasse-moustique issus d’ingrédients naturels.

Karine Boudreau Roy est une jeune maman de Nigadoo. Cet hiver, elle a participé au Défi familial zéro déchet, un défi de six mois qui propose aux participants de renoncer aux matériels à usage unique et aux gaspillages alimentaires.

Elle souligne que la nouvelle boutique ECO2 sera un grand atout pour elle, sa famille, ainsi que toute la communauté.

«Ça fait vraiment longtemps que je me dis que c’est dommage qu’on n’ait pas les ressources dans la région Chaleur, dit-elle. Souvent pendant mon défi, j’ai dû conduire une heure pour me rendre à un magasin en vrac. Ça allait vraiment à l’encontre du principe.»

M. Couverchel a encore du pain sur la planche. Entre la planification de L’ÉcoFestival et celle du prochain défi familial zéro déchet, il confectionne actuellement un lait démaquillant et du dentifrice en poudre qu’il compte vendre à son nouveau magasin.

Il ne confirme pas quand ECO2 ouvrira officiellement ses portes, mais il souligne que ça ne devrait pas tarder.