Les plaques d’immatriculation avant ne seront plus obligatoires dès le 15 juillet

Les jours sont comptés pour les plaques d’immatriculation à l’avant de la majorité des véhicules au Nouveau-Brunswick.

Le gouvernement provincial a annoncé mardi que ces plaques ne seront plus obligatoires à partir de 15 juillet.

«Le gouvernement s’est engagé à éliminer les plaques d’immatriculation à l’avant des véhicules et nous respectons cette promesse», a déclaré le ministre de la Sécurité publique, Carl Urquhart.

À partir de cette date, les voitures, les minifourgonnettes, les véhicules utilitaires sport et les camions de moins de 4500 kg n’auront plus qu’à posséder une seule plaque à l’arrière.

Les camions gros porteurs, les autobus, les camions à incendie et les camions à benne basculante continueront quant à eux à arborer une plaque à l’avant et une plaque à l’arrière.

Cette mesure était une promesse électorale du Parti progressiste-conservateur. Elle ne permettra toutefois ni au gouvernement ni aux automobilistes d’économiser de l’argent, a précisé le ministre Urquhart.

«J’ai été très clair dès le début, ce n’a jamais été une mesure de réduction des coûts. C’est ce que les gens voulaient. La plupart des véhicules ne sont plus conçus pour les plaques d’immatriculation avant. C’est difficile de les installer.»

Ailleurs au pays, seuls la Colombie-Britannique, le Manitoba et l’Ontario continueront d’exiger une plaque d’immatriculation à l’avant de tous les véhicules après le 15 juillet.

Le ministre de la Sécurité publique, Carl Urquhart. Photo – Mathieu Roy-Comeau

La décision du gouvernement progressiste-conservateur ne fait toutefois pas l’affaire de tous au Nouveau-Brunswick.

Les policiers et les chauffeurs d’autobus scolaires appréhendent notamment d’avoir plus de difficulté à identifier les véhicules des automobilistes fautifs.

Carl Urquhart, qui a lui-même été policier, n’anticipe toutefois pas de véritables conséquences.

«Si, tout à coup, il y a une recrudescence des crimes ici dans la province et que, pour une raison ou une autre, nous avons besoin d’une plaque d’immatriculation avant, je vais certainement examiner la question, mais j’ai songé à ça sous plusieurs angles et je ne crois pas que le risque existe véritablement.»

D’autres changements à venir?

En campagne électorale, les progressistes-conservateurs avaient également promis de faire de l’enregistrement des véhicules un exercice bisannuel plutôt qu’annuel.

L’Alliance des gens, le parti dont dépend le gouvernement pour se maintenir au pouvoir, souhaite plutôt limiter l’enregistrement au moment où un véhicule change de propriétaire.

Selon le ministre Urquhart, la demande de l’Alliance pourrait coûter environ 59 millions $ par année au trésor public.

Même si la province n’a pas les moyens de se priver de tous ces revenus immédiatement, les deux partis ont convenu de poursuivre leurs discussions sur cette proposition durant l’été, a indiqué  M. Urquhart.

La fréquence de l’inspection obligatoire des véhicules pourrait aussi être réduite, a-t-il dit.

À son avis, les véhicules modernes sont de meilleures qualités, surtout lorsqu’ils sortent à peine de l’usine, et n’auraient donc plus besoin d’être inspectés chaque année comme autrefois.

«J’étais là quand l’inspection a été instaurée. Les vieilles voitures que nous avions sur la route à l’époque en avaient besoin chaque année. Les véhicules n’étaient pas aux mêmes standards comme c’est le cas aujourd’hui», a précisé le ministre.

L’Alliance des gens propose d’éliminer l’inspection annuelle pour les véhicules de trois ans et moins et l’instaurer aux deux ans seulement pour les autres.