Le Réseau Vitalité a une «totale confiance» à son PDG

Même après «une année un p’tit brin rocky», le conseil d’administration du Réseau de santé Vitalité accorde une «totale confiance» à son PDG Gilles Lanteigne.

Des défis rarement vus en matière de ressources humaines, le processus de transformation du Centre hospitalier Restigouche et plusieurs dossiers tumultueux, notamment dans le Nord-Ouest, n’ont pas empêché cet appui unanime de la part des membres du conseil, mardi, pendant la réunion mensuelle présentée à Caraquet.

«On a un bon capitaine, a commenté Jean-Marie Nadeau. Ça ne sert personne de vouloir dénigrer et déprécier qui que ce soit. Cette image négative que certains entretiennent dépasse les limites.»

La semaine dernière, Le Comité d’Action citoyenne du Restigouche-Ouest a blâmé directement le PDG du Réseau de santé Vitalité pour le départ de deux médecins, notant qu’il ne restera plus que trois médecins pour desservir une population de 6700 personnes.

«Les médecins vont revenir si on leur offre un appui infirmier et administratif. Le problème, c’est Gilles Lanteigne; il doit dégager! C’est à lui de s’en aller, pas à nos médecins. S’il ne démissionne pas et que les problèmes ne peuvent pas se régler, je demande au ministre de la Santé de le démettre de ses fonctions», a lancé Jeannot Martin, l’un des porte-parole du comité de citoyens.

La présidente du conseil d’administration du Réseau Vitalité, Michelyne Paulin, s’est dite ravie de voir une telle marque de confiance à l’endroit de son bras droit de la part des membres.

«C’est d’une extrême importance. M. Lanteigne et son équipe font un travail extraordinaire dans la gestion du réseau. On a des défis importants dans la complexité d’un réseau qui compte 7400 employés et qui travaille avec 635 millions $. On ne peut montrer du doigt un ou deux dossiers pour dire que quelqu’un ne fait pas bien son travail. Quant aux critiques des derniers jours à son endroit, les gens impliqués dans le réseau voient une image très différente de sa contribution exceptionnelle», a-t-elle fait part, tout en admettant que la dernière année ait été «un petit brin “rocky”».

Le principal intéressé refuse de prendre uniquement pour lui cet appui. Il le partage avec «ces hommes et ces femmes de cœur» qui se lèvent tous les jours pour assurer la qualité des services à travers le réseau malgré des conditions parfois difficiles.

«De temps en temps, on entend des voix discordantes, mais on développe des communautés accueillantes pour notre personnel. Il peut y avoir des frustrations quand on n’a pas toujours des résultats immédiats, mais il ne faut pas non plus accorder trop d’importance à ces voix discordantes, car nous avons de belles histoires tous les jours. Souvent, c’est facile d’identifier une cible, mais le réseau n’est pas seulement Gilles Lanteigne. Ce sont des gens de passion et on travaille en réseau, car c’est comme ça qu’on va traverser les défis», a-t-il jugé.

Denis Pelletier, représentant du Nord-Ouest au sein du conseil d’administration, a appuyé la proposition de son collègue. Il ne craint pas se faire de nouveaux ennemis dans sa région.

«Même si la perception publique peut sembler montrer autre chose, nous n’avons certainement pas perdu confiance à notre capitaine de bateau», a-t-il renchéri, en ajoutant qu’il faut avoir la couenne épaisse.

«Le travail de M. Lanteigne est exceptionnellement bon et nous avons pleinement confiance en lui, a-t-il souligné. Ce qu’on lui demande de faire, il le fait exceptionnellement bien. C’est un bon capitaine de bateau et il nous apporte à bon port. On voulait le rappeler aux gens. Ce geste va rassurer la population parce que nous avons un bon leader. Je sais que ce n’est pas évident avec la pénurie du personnel. Le réseau Horizon et les foyers de soins la vivent aussi. Nous avons une confiance indéfectible en lui. C’est la bonne personne à la bonne place.»