Les élus de Bathurst reconnaissent les problèmes environnementaux et déclarent à leur tour l’état d’urgence climatique. Le but ultime: réduire, voire éliminer, l’empreinte écologique de la ville et atteindre un bilan zéro carbone avant 2050.

Lundi, le conseiller Samuel Daigle a lancé un cri d’alarme face à la crise climatique. Il implore la population à reconnaître les menaces, mais surtout à agir tant qu’il en est encore temps.

«Afin d’éviter un bouleversement climatique abrupt et irréversible ainsi que des conséquences catastrophiques, l’état d’urgence climatique doit être reconnu maintenant», a-t-il dit, en faisant la lecture de la déclaration citoyenne universelle.

«Il est trop tard pour une transition graduelle.»

Au cours de sa présentation, M. Daigle a aussi souligné les divers dangers qui pourraient surgir d’ici les prochaines décennies, soit au niveau de la santé, de la sécurité nationale et internationale, de l’économie, de la sécurité alimentaire et environnementale.
«Les experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat prédisent qu’il nous reste jusqu’à 2030 pour réduire drastiquement notre émission de gaz à effet de serre pour éviter la catastrophe. Le dernier rapport que nous avons reçu prédit même un effondrement de la civilisation d’ici 2050, toujours si aucune démarche n’est prise.»

Le maire de Bathurst, Paolo Fongemie, s’est de son côté engagé à réviser les initiatives existantes, visant la réduction de l’empreinte de carbone.

À l’automne, une fois «l’inventaire» complété, les élus mèneront une session de remue-méninges, histoire de trouver de nouveaux moyens d’affronter la crise climatique.

«On prend la résolution au sérieux et on met des choses à l’action», a dit le maire.

D’ici le 1er mai 2020, M Fongémie compte aussi solliciter les recommandations des gouvernements.
«Le conseil municipal de Bathurst demande aux gouvernements fédéral et provincial de l’accompagner dans cette déclaration d’urgence climatique et de faire ce qu’il faut aujourd’hui pour créer un future sécuritaire pour les prochaines générations à venir», a affirmé M Daigle.

Le conseiller reconnaît tout de même que la municipalité de Bathurst doit prendre les choses dans leur propres mains avant tout.

Au Nouveau-Brunswick, Edmundston, Tracadie et Moncton comptent parmi les municipalités qui ont déjà signé ou entamé des démarche pour ratifier la déclaration d’urgence climatique.

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