Moncton impose des règlements aux résidents de Tent City

La Ville de Moncton lance un plan d’action pour le campement de fortune appelé «Tent City». Une liste de règlements a été remise aux campeurs. Les résidents et les entreprises du voisinage ont également reçu un avis de la municipalité les informant des dernières démarches.

Dans l’avis remis aux propriétaires d’entreprises et aux résidents de la rue Albert, la Ville les remercie d’abord de leur «patience dans le dossier des sans-abri au centre-ville».

De nombreuses plaintes se sont fait entendre depuis que le campement a pris une expansion considérable, en mai. Une soixantaine de personnes habitent Tent City aujourd’hui.

«On ne veut pas en faire un village», assure Isabelle LeBlanc, directrice des communications à la municipalité.

«Il fallait quand même imposer des règlements. C’est sur la propriété de la municipalité», continue-t-elle.

Le site où loge les sans-abri accueillera le futur bâtiment de la Gendarmerie royale du Canada l’année prochaine.

La propriétaire de la garderie Building Futures Child Care Center, située en face du campement, Guylaine Landry, a souligné un grand nombre d’événements dérangeants. Ses employés et elles ont été témoins d’interactions violentes entre les campeurs. Mme Landry a aussi trouvé des seringues utilisées sur le terrain de sa garderie.

Un plan d’action municipal a depuis été élaboré.

«On veut que ce soit sécuritaire pour les gens d’affaires ou ceux qui habitent autour», rassure Isabelle LeBlanc.

La Ville travaille en collaboration avec les organismes de services sociaux et le gouvernement provincial afin de déterminer la procédure la plus appropriée dans ce dossier.

Les résidents de Tent City devront s’inscrire au programme Rebranché du YMCA. Ils ont aussi une liste de règlements à suivre à la lettre. Les feux ou les matières combustibles, les voitures et les génératrices sont interdits sur les lieux. Et le site doit être maintenu propre en tout temps.

Une toilette et une grande poubelle ont été installés.

«Je dois dire qu’on a une bonne collaboration des gens sur le site, ils ont travaillé fort à le nettoyer», dit-elle.

Les résidents ne peuvent également pas construire des structures permanentes ni cohabiter à plus de deux personnes par tente.

La Ville a retenu les services d’une agence de sécurité afin d’assurer une surveillance constante des lieux et veiller à ce que les règles soient respectées.

Les campeurs recevront un avis de la Ville trois jours après l’ouverture du nouveau refuge de la Maison Nazareth sur la rue Albert. Ce refuge est censé ouvrir ses portes en août.

«On a été assez clair que lorsque le refuge ouvrira, les gens devront se déplacer», indique-t-elle.