Tracadie rejette l’offre d’achat de son chapiteau

La Municipalité régionale de Tracadie a refusé la seule soumission d’achat qu’elle avait reçue pour son grand chapiteau. Le dossier controversé revient donc à la case départ.

Les élus ont accepté dans un vote divisé (six contre cinq) de rejeter la proposition de Rénald Girouard Fondation de Tracadie de se porter acquéreur de la structure pour une somme de 13 570$.

L’offre est inférieure de 34 000$ à la valeur aux livres de cette tente qui a servi pendant trois étés à la présentation de spectacles majeurs sous l’égide du promoteur Embou Productions.

Ainsi, la MRT demeure donc propriétaire – bien malgré elle… – de ce bien excédentaire. Elle ramènera la discussion dans une prochaine réunion du comité plénier afin de déterminer ce qu’elle fera de cet abri pouvant recueillir plus de 2000 personnes.

Le conseiller Brian L. Comeau a tenté d’apporter un amendement voulant que la MRT travaille avec la Société culturelle des Tracadilles, le groupe d’artistes mené par l’Hôtesse d’Hilaire Serge Brideau et tout autre organisme ou promoteur intéressé d’optimiser cette installation. Son idée a été rejetée par ses collègues.

Le maire Denis Losier s’est dit extrêmement déçu de voir le conseil municipal rejeter la seule proposition sur la table, même si elle était loin de combler la totalité de la valeur du bien.

«On va vivre avec la décision du conseil, a-t-il admis. Nous avions la chance d’avoir un entrepreneur local connu, engagé dans la communauté et intéressé à garder le chapiteau ici pour y organiser des spectacles. C’est regrettable, car le défi financier revient maintenant à la municipalité.»

La MRT se retrouve donc avec cette patate chaude dans les mains encore une fois. Compte tenu de l’ouverture prochaine de la salle de spectacles annexée à la polyvalente W.-A.-Losier, le maire se demande ouvertement si Tracadie pourra se permettre de conserver un chapiteau disponible quatre mois dans l’été et une salle ouverte 12 mois.

Surtout que la facture de la future salle a bondi de 300 000$ sur un montant initial de 5,8 millions $, une petite surprise dont se serait bien passée l’administration Losier.

«Aura-t-on les moyens de garder les deux? C’est la décision que nous aurons à prendre en tant que conseil municipal», a-t-il laissé entendre.