Changements climatiques: le Nord sera particulièrement touché

Les changements climatiques frapperont plus fort et auront davantage d’effets négatifs dans le nord du Nouveau-Brunswick, selon un nouveau rapport.

Au cours des prochaines années, la région aura notamment droit à des hausses plus élevées de la température au printemps ainsi qu’à des quantités de précipitations plus importantes en général.

Les conséquences du réchauffement climatiques seront aussi particulièrement difficiles pour les populations du nord de la province parce qu’elles comptent une plus grande proportion de personnes âgées ou au revenu modeste.

Ces révélations sont contenues dans un rapport du Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick préparé par l’adjointe de recherche Louise Comeau de l’Université du Nouveau-Brunswick.

«Sur une base saisonnière, les hausses de température seront presque deux fois plus élevées dans le Nord que dans le Sud», explique-t-elle.

«Le Nord va se réchauffer beaucoup plus que le Sud, particulièrement au printemps.»

Les augmentations les plus importantes des précipitations sont également attendues dans le nord de la province.

«Que ce soit la pluie, la glace ou la neige, ça va augmenter davantage dans le Nord.»

Ces résultats coïncident selon Louise Comeau avec la tendance générale au Canada qui veut que le Nord subisse davantage les effets des changements climatiques que le Sud.

Mme Comeau s’est aussi penchée dans son rapport sur la capacité des communautés à s’adapter aux changements climatiques et sur l’impact de ces changements sur la santé des gens.

Là aussi, le nord de la province ne fait pas bonne figure.

«Les communautés du Nord sont plus âgées et le revenu familial est plus bas. Il y a plus de gens avec des maladies chroniques. Ces gens-là sont moins mobiles en cas d’événement extrême et ont accès à moins de ressources», prévient la chercheuse.

Les personnes âgées sont plus sensibles aux grandes chaleurs alors que les personnes à faible revenu habitent souvent dans des résidences moins efficaces sur le plan écoénergétique et sans air climatisée.

Selon Louise Comeau, les autorités devront considérer les disparités régionales et les aspects sociaux dans l’élaboration des mesures de lutte et d’adaptation aux changements climatiques.