Les changements climatiques ont des effets sur la santé au Nouveau-Brunswick

Un nouveau rapport indique que les changements climatiques ont une incidence sur la santé de la population du Nouveau-Brunswick et invite le gouvernement, les collectivités et le public à agir.

Le rapport a été préparé pour le Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick par Louise Comeau, adjointe de recherche à l’Université du Nouveau-Brunswick.

Mme Comeau explique que les événements liés aux changements climatiques tels que les inondations et les tempêtes de verglas ont des répercussions sur la santé mentale et physique des habitants de la province.

Elle ajoute que les inondations sans précédent des deux dernières années deviendront sans doute plus fréquentes, ce qui aggravera le stress, les dommages matériels, les problèmes de moisissure, les refoulements d’égout et les préoccupations liées à la bactérie E. coli.

Selon Mme Comeau, le nombre de jours où la température s’élèvera à 30 degrés ou plus devrait augmenter, en particulier dans le centre du Nouveau-Brunswick, ce qui aura des impacts sur les familles à faible revenu et les aînés vulnérables.

Elle estime que tout le monde doit se préparer et que le gouvernement doit adopter des politiques pour lutter contre les changements climatiques.

Vous avez maintenant une population vieillissante qui fait face à des journées beaucoup plus chaudes. Ce scénario, par exemple, a causé la mort de 90 personnes l’année dernière au Québec», a-t-elle déclaré.

«Le stress dû à la chaleur est un problème très important du point de vue des impacts climatiques, car il touche les personnes souffrant de maladies chroniques, les personnes âgées, etc.»

Elle affirme que les températures plus chaudes ont pour résultat plus de pollen et d’herbe à poux, affectant les personnes souffrant d’allergies et d’asthme. Il y a également eu une augmentation du nombre de tiques, ce qui ajoute à l’inquiétude de la maladie de Lyme.

Kim Perrotta, directrice générale de l’Association canadienne des médecins pour l’environnement, a déclaré que le rapport du Nouveau-Brunswick est révélateur des problèmes qui touchent l’ensemble du pays. Elle a déclaré que les habitants de l’ouest du Canada avaient été exposés à des niveaux élevés de pollution de l’air l’année dernière à la suite d’incendies de forêt.

«Nous savons que ces niveaux élevés de pollution atmosphérique sont associés à des taux élevés de décès prématurés, à une augmentation des maladies cardiaques et pulmonaires et à une aggravation de maladies pulmonaires telles que l’asthme.»

Elle a ajouté que, mis à part les effets directs des inondations sur la santé au Nouveau-Brunswick, les inondations pourraient entraîner un syndrome de stress post-traumatique.

Les gouvernements et le public devraient, a-t-elle dit, faire plus pour se préparer au changement climatique et atténuer les impacts sur la santé.

M. Comeau a rappelé que les membres des ménages à faible revenu avaient généralement des maisons moins écoénergétiques et étaient plus exposés aux risques de coupures de courant en hiver. Elle a indiqué que ces maisons devraient éventuellement être ciblées pour des programmes d’efficacité énergétique.

Elle a ajouté que le gouvernement devait élaborer des politiques visant à augmenter le nombre de voitures électriques et à développer des sources d’électricité plus propres, ce qui améliorerait la qualité de l’air pour la santé des Néo-Brunswickois.