Le nombre de diplômés est en chute libre dans le Nord

L’école s’est terminée vendredi pour les élèves du primaire et du secondaire dans les écoles du Nouveau-Brunswick. Et dans le nord de la province, ce sont environ une soixantaine d’élèves de la 12e année en moins comparativement à l’an dernier qui ont lancé fièrement leur mortier dans les airs suite à la collation des diplômes.

La baisse n’est pas dramatique, soit l’équivalent d’environ deux classes de diplômés. Mais elle est toutefois graduelle depuis quelques années déjà, ce qui fait que ces classes «disparues» s’accumulent… Dans les faits, cette réalité concorde avec la forte décroissance scolaire observée (au niveau des inscriptions) dans la région depuis le début des années 2000.

À la fin de l’année scolaire 2011-2012 par exemple, on recensait 1339 diplômés dans le nord de la province. Ce nombre n’a jamais été égalé par la suite. Six ans plus tard (2017-2018), il se situait à 1163. Cette année, un calcul rapide indique qu’il a chuté à 1101, son plus bas niveau depuis 2011-2012.

Il s’agit d’une diminution de 17,7% en sept ans.

Plus en détail, dans la Péninsule acadienne, l’école Marie-Esther de Shippagan compte cette année 98 diplômés. On parle de 37 pour le Centre scolaire communautaire La Fontaine, 104 à la Polyvalente Louis-Mailloux et 156 à W.-A. Losier. Dans le cas de la polyvalente de Tracadie, la baisse est particulièrement notable face à l’an dernier, soit 36 diplômés en moins.

Dans la région Chaleur, l’École Secondaire Népisiguit a produit cette année 197 diplômés (202 en 2018). Au Restigouche, on parle de 106 finissants, soit 58 pour la Polyvalente Roland-Pépin et 48 pour l’école Aux quatre vents de Dalhousie. Établissements combinés, on parle dans ce cas-ci d’une baisse de 13 diplômes remis comparativement à l’an dernier.

Dans le District scolaire francophone Nord-Ouest, le nombre demeure relativement stable. 403 élèves obtiendront leur diplôme de fins d’études de l’un ou l’autre des cinq établissements secondaires situés sur ce territoire versus 408 l’an dernier. On parle plus spécifiquement de 235 à la Cité des Jeunes A.-M. Sormany d’Edmundston, 13 à l’École Grande-Rivière de Saint-Léonard, 93 à la Polyvalente Thomas Albert de Grand-Sault, 36 à la Polyvalente A.-J. Savoie de Saint-Quentin et 26 à l’école Marie-Gaétane de Kedgwick.

En dépit de cette diminution et de la réalité de la décroissance de la masse étudiante, les deux districts ont annoncé qu’aucune étude de viabilité n’aurait cours sur leur territoire respectif lors de la prochaine année scolaire.