Shippagan renoue ses liens avec Loudun, en France

Les villes de Shippagan et de Loudun, en France, relancent leur jumelage après quelques années de pause. Une délégation loudunaise se présentera dans la Péninsule acadienne en août avant de se diriger dans le Sud-Est pour participer au Congrès mondial acadien.

Édith Robichaud est très excitée par le retour de cette expérience de partage entre une ville côtière et son cousin du département de la Vienne, au centre-ouest de la France.

Depuis qu’elle a accepté la présidence du Comité de jumelage Shippagan-Loudun en septembre 2018, elle et son équipe ont multiplié les échanges avec la ville européenne, dont la dernière visite en sol acadien remonte en 2014.

«Depuis 2014, nous avons eu quelques contacts malgré le décès du président du comité, Jean-Guy Rioux. Nous avons relancé l’idée en septembre et depuis, nous avons eu beaucoup d’appels et d’échanges entre nos deux communautés. Ça va bien», expose-t-elle.

Bref historique. Le jumelage de Shippagan et de Loudun origine en fait de 1978, lors d’une rencontre avec le premier ministre du Nouveau-Brunswick Richard Hatfield, et le maire de Loudun, René Monory. C’est à cette occasion que le maire de Shippagan, Jean Chiasson, accepte l’idée de lier les deux communautés.

Deux ans plus tard, une délégation de Shippagan traverse l’océan Atlantique afin d’amorcer les pourparlers.

Cette collaboration sera officialisée en 1981, lorsqu’une délégation d’environ 50 Loudunais, menée par le maire Monory, vient participer à une cérémonie grandiose à Shippagan.

Jusqu’en 2014, de nombreux événements ont rassemblé les deux villes à travers d’échanges scolaires, culturels et sportifs. Un groupe de Loudun a notamment participé aux célébrations du bicentenaire de Shippagan. Réciproquement, Shippagan a été présent pour l’ouverture de la Maison de l’Acadie à Loudun.

En 2009, une délégation loudunaise est venue passer quelques jours pendant le Congrès mondial acadien tenu dans la Péninsule acadienne.

Ce jumelage a permis un rapprochement et des contacts entre familles, entre jeunes et associations. Il a établi des échanges éducationnels avec l’Université de Moncton, Campus de Shippagan, et au niveau de la recherche avec l’Aquarium et Centre marin du N.-B.

Plusieurs idées

Cette relance a notamment été alimentée par des correspondances entre des élèves de l’école Marie-Esther de Shippagan avec leurs collègues de classe du lycée Guy-Chauvet, en janvier.

Le comité de Shippagan travaille également à faire venir quelques auteurs loudunais au prochain Salon du livre de la Péninsule acadienne, en octobre. Si ça ne fonctionne pas, on retentera l’essai pour 2020, fait part Mme Robichaud.

Les contacts se font notamment avec Françoise Dubois, de la mairie de Loudun. Elle est leur responsable du jumelage.

«Nous avons le vent dans les voiles. Notre comité est très dynamique et nos échanges avec Loudun sont nombreux. Nous voulons aussi célébrer le 40e anniversaire de notre jumelage. Ça nous donne deux ans pour nous préparer. Si nous sentons de l’intérêt, nous pourrions programmer une visite», ajoute la porte-parole, appuyée de Paulette Sonier Rioux (vice-présidente), Bernard Morin (trésorier), Lucie Mallet (secrétaire), Laurent Robichaud (conseiller). Louise Maillot (conseillère), Rémi Hébert (représentant de la Ville) et de la maire Anita Savoie-Robichaud (membre d’office).

«C’est bon d’échanger sur nos cultures et nos racines, estime Edith Robichaud. On pourrait aussi étendre ça au niveau de l’éducation et de la santé. Nous avons beaucoup de bonnes idées de collaboration avec Loudun.»