Une boutique d’occasion nouveau genre à Bathurst

En mettant le pied dans la boutique de vêtements consignés, Stacy Hickey-Buraglia s’exclame devant la robe corail habillant l’un des mannequins.

Melissa Ellis, la propriétaire, l’accueille amicalement en rigolant. Ces jours-ci, les clients sont nombreux à venir chez Out of The Closet faire les rayons à la recherche de «petits trésors» .

Out of The Closet est un magasin de vêtements et d’accessoires usagés. Par contre, celui-ci se démarque des magasins d’occasion traditionnels grâce à son concept de profits partagés.

«J’opère en fonction des saisons, alors à la fin août par exemple, nos clients peuvent emporter leurs vêtements d’automne», a expliqué Mme Ellis.

«En premier lieu, on fixe un rendez-vous pour regarder ensemble les articles. À ce moment, j’assigne un prix à chacun des articles et je les expose directement dans le magasin. Ils y resteront pendant quatre mois. Si, pendant ce temps, l’article se vend, la moitié des profits retournera au propriétaire et si l’article ne se vend pas, il sera donné à une cause de charité.»

Le concept est déjà populaire dans l’ouest du pays, du moins c’est ce que souligne la propriétaire, qui a habité l’Alberta pendant plusieurs années.

«J’ai changé de travail. Je n’étais pas épanouie, alors je me suis lancée dans cette aventure en me disant que je n’avais rien à perdre», a-t-elle raconté.

Pendant la première année, le commerce était situé dans sa maison, mais après une saison mouvementée, Melissa Ellis elle a décidé de se dévouer à plein temps en emménageant sur la rue MacDonald, à Bathurst.

«Je n’aurais jamais imaginé une si grande clientèle», confie-t-elle. « D’une part il y a des jeunes de 10 ans qui viennent magasiner et de l’autre, ma grand-mère de 88 ans vient à chaque semaine.»

Pas le temps de s’ennuyer, donc. La propriétaire explique que son horaire est complet jusqu’en septembre, mais qu’elle acceptera de nouveaux rendez-vous à ce moment.

«J’ai 3000 cintres dans le magasin, en plus de quelques étagères. Si je remarque qu’ils se vident, je peux toujours ajouter des rendez-vous, mais je ne compte pas agrandir ma boutique puisque je considère que ceci est suffisant et j’arrive bien à maîtriser.»

Chez Out of The Closet, chaque morceau est traité avec soins, note Mme Hickey-Buraglia, une cliente régulière.

«Les prix sont bons, les vêtements sont toujours en bonne condition et c’est bien organisé. J’aime tout à propos de ce magasin», dit-elle.

«Pendant l’année scolaire, j’avais une étudiante internationale qui habitait chez nous et nous venions ici avec mes deux filles environ quatre fois par semaine.»

En effet, il n’est pas rare que Mme Ellis revoit les mêmes visages puisque plusieurs de ses clients viennent visiter son magasin sur une base hebdomadaire.

Jeudi après-midi, une dizaine de personnes parcouraient la boutique.

De son côté, Mme Hickey-Buraglia jetait un coup d’oeil aux accessoires lorsqu’elle est tombée sur la sandale «parfaite» .

«Regarde!» a-t-elle lancé vers Mme Ellis en l’agençant à sa nouvelle robe. «Je n’ai pas le choix de la prendre!»