Agression à l’hôpital Dumont: plaidoyer ajourné pour Randy Van Horlick

La comparution de Bruce Randolph Van Horlick est remise une seconde fois. L’homme d’Acadieville est accusé d’avoir attaqué une infirmière au Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont en mars.

Plus d’une vingtaine d’infirmières du Centre hospitalier étaient présentes ce mardi au palais de justice de Moncton, afin de savoir si l’accusé allait plaider coupable ou non coupable. Déçues, elles ont quitté la salle d’audience sans obtenir de réponse.

Le plaidoyer a été ajourné au 30 juillet 2019, pour permettre à la défense d’obtenir la divulgation de la preuve. L’homme âgé de 69 ans est accusé de voies de fait contre une infirmière, à la suite d’une agression qui remonte au 11 mars 2019.

La femme de Randy Van Horlick séjournait au Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont et aurait été prise de convulsions. Le personnel de l’hôpital l’aurait par la suite transférée de chambre.

Furieux, son mari se serait présenté dans le bureau de l’infirmière Natasha Poirier et l’aurait roué de coups. Plus de 11 minutes se sont écoulées durant lesquelles la victime s’est fait cogner la tête au mur et a reçu des coups de poing au visage.

La mère de la victime, Norma Melanson, s’est dite frustrée que le plaidoyer soit ajourné une fois de plus. Elle déplore d’ailleurs les procédures judiciaires qui durent depuis quatre mois.

«C’est difficile de sortir d’ici ce matin et de se rendre compte que nous n’avons toujours pas avancé», dit-elle.

L’accusé a comparu une première fois le 4 juin. L’audience avait été reportée, car l’accusé n’avait pas encore obtenu d’aide juridique à ce moment-là.

Norma Melanson veut que le 30 juillet soit la dernière occasion pour qu’il puisse livrer son plaidoyer.

«Je ne souhaite pas le malheur aux autres, mais il faut qu’on soit juste aussi», lance-t-elle.

Mme Melanson explique que sa fille, Natasha Poirier, est toujours très vulnérable et peine à se remettre de cette attaque. L’incident a d’ailleurs grandement affecté son cycle de sommeil.

La victime suit une thérapie pour le bégaiement, conséquence de l’attaque. Elle consulte aussi un physiothérapeute pour soigner les ligaments de sa main droite, qui avaient été déchirés et ne lui permettaient plus de déplier ses doigts. Selon sa mère, elle commence à aller mieux de ce côté.

La victime n’était pas présente dans la salle d’audience. L’agression qu’elle a subie lui a laissé un traumatisme sévère.

Natasha Poirier demeure marquée par cet évènement. Elle a tenté de retourner voir son bureau à l’hôpital, mais la visite s’est avérée particulièrement difficile.

«Elle a beaucoup de flashbacks», affirme la mère de la victime.

Norma Melanson souligne avec émotion que sa fille est une brillante jeune femme qui détient un avenir prometteur en tant qu’infirmière.

«Je ne peux pas digérer que tout ce potentiel est en train d’être détruit», conclut-elle.