Festival des pétoncles: Richibucto salue le travail des pêcheurs

La rue principale de Richibucto bourdonnera d’activité pendant la fin de semaine au rythme de concerts en plein air et au parfum envoûtant des mollusques éponymes du 49e Festival des pétoncles.

La municipalité a profité de l’occasion pour procéder à l’ouverture du nouveau parc de la rivière de feu, où une sculpture en bois souligne l’importance de l’industrie de la pêche dans la région.

Le maire de Richibucto, Roger Doiron, a fait l’éloge des bénévoles qui ont créé le parc ainsi que de la famille Irving, qui a fait don à la municipalité du terrain pour la construction.

Il s’agit de l’ancien site de l’une des premières stations-service Irving de la province, qui y avait été construite il y a près de 80 ans.

La sculpture qui figure au centre de la place publique a été le clou de la soirée.

Le sculpteur Normand Doiron a passé 47 ans à sculpter le bois. Il a sauté sur l’occasion de pouvoir faire une pièce pour le nouveau parc de sa ville.

«J’avais proposé deux ou trois idées [à la Ville] et ils voulaient cette sculpture-ci, parce que les enfants peuvent s’asseoir dessus et prendre des photos. C’est solide, c’est comme un terrain de jeux pour les jeunes.»

L’oeuvre représente un pêcheur qui répare ses filets, entouré de quelques poissons, d’une anguille et d’un casier à homards.

La sculpture de Normand Doiron, située au Parc de la rivière de feu de Richibucto, symbolise l’importance de la pêche dans la région. – Acadie Nouvelle: Alexandre Boudreau

Le nom du parc, la rivière de feu, provient de la traduction française du mot mi’kmaq Richibucto.

Le maire Roger Doiron était visiblement heureux de pouvoir révéler la sculpture et le parc à ses citoyens. Il attendait cette occasion depuis plusieurs mois déjà.

«Il y a déjà beaucoup de monde qui sont venus voir le parc même avant que ça soit ouvert», exulte Roger Doiron.

Il estime que ce sera un lieu de rencontre prisé par les citoyens de sa ville.

Au moins deux citoyens de Richibucto sont d’accord avec leur maire sur ce sujet.

Raymond Mazerolle et son père Odilon Mazerolle sont sidérés par la vue de la rivière Richibucto qui longe le parc.

«C’est vraiment une belle place, et je reste dans les alentours. C’est proche de l’eau, donc je vais venir tous les jours. Ça fait quelque chose de nouveau», dit Raymond, qui souligne que le parc ne cache pas la vue de la rivière, contrairement à l’ancienne station-service.

«S’il ne mouille pas, on va venir», précise son père avant de rigoler.

Le festival des pétoncles en bref

Sophie Caissie, l’une des organisatrices des événements de la fin de semaine, estime que les gens auront de quoi fêter en ce 49e Festival des pétoncles.

«La musique sur la rue Main est quelque chose qui est très populaire toutes les années. Il y a aussi la vente de pétoncles, elles sont super bonnes.»

Les organisateurs offrent aussi une séance de yoga gratuite sur la plage du parc Jardine samedi matin, et un marché citoyen tout au long de la fin de semaine.

Plus tard dans la journée de samedi, vers 11h, les participants d’un rallye de motos démarreront leurs moteurs.

En musique, les convives pourront entendre Chris Cummings, Curtis McKinnon, Travis Furlong ainsi que les groupes Hartland et Grumble Road, entre autres.

Le défilé de bateaux sur la rivière a toutefois été annulé, faute de participants.

Roger Doiron accuse un manque d’implication communautaire répandu.

«Disons qu’il y a de moins en moins d’intérêt même s’il y a beaucoup de bateaux, mais ça prend du temps et du travail de décorer un navire. Je pense qu’il y a aussi un défi majeur du côté des bénévoles, et nous ne sommes pas les seuls à le vivre», dit le maire, qui croit que d’autres festivals d’été, tels que la Foire brayonne d’Edmundston, font aussi les frais du manque d’implication communautaire.