Fermeture «temporaire» d’un lit à l’hôpital de Tracadie

L’Hôpital régional de Tracadie perd un lit de soins concentrés. Il ne reste que trois lits pour assurer la couverture de toute la Péninsule acadienne. Une fermeture temporaire, assure le Réseau de santé Vitalité, qui sera annulée si le besoin s’en fait sentir.

L’Unité de soins concentrés de l’établissement de Tracadie sert pour les patients dont la condition est instable, mais pas assez critique pour nécessiter son transfert à une unité de soins intensifs, là où on doit assurer une supervision constante directe.

Cette réorganisation implique que le personnel affecté à ce lit sera transféré dans d’autres départements.

«Pour l’instant, nous n’avons qu’un seul patient à cette unité de soins concentrés à l’hôpital de Tracadie. Le personnel soignant a donc été déplacé là où nous en avons davantage besoin. Ce n’est pas un service en grande demande, mais si le besoin s’en faisait sentir, on ramènerait le quatrième lit», précise le porte-parole aux relations avec les médias du Réseau Vitalité, Thomas Lizotte.

«Cette situation se compare à la réorganisation des lits de soins palliatifs au Centre hospitalier Restigouche de Campbellton», a-t-il continué.

Il y a deux semaines, cette unité avait été forcée de déménager dans une autre unité (gériatrie et réadaptation) en raison d’un manque de personnel. C’était déjà arrivé à deux reprises, soit en janvier 2019 et à l’été 2017, et cela n’avait duré que quelques semaines.

Cependant, la présente situation à Campbellton pourrait durer quelques mois, a-t-on laissé entendre du côté de Vitalité.

Jusqu’en octobre, l’unité de soins palliatifs accueillera des patients recevant des soins de transition, des soins de longue durée ou encore en attente d’un placement en foyer de soins. On y ajoutera 10 lits, ce qui portera le total à 33.

Après cette période, une réévaluation des services sera effectuée, ce qui laisse supposer à une position permanente.

Dans le cas de Tracadie, M. Lizotte n’a pas voulu se prononcer sur la durée de cette privation.