Kedgwick: une première pelletée de terre qui était attendue

Au compte de trois, la première pelletée de terre symbolique du nouveau camp Canak a été soulevée, mardi après-midi, à Kedgwick. Un grand moment de bonheur pour la cinquantaine de personnes qui ont enfin pu célébrer la reconstruction de cet édifice cher à la communauté.

Le centre de répit pour personnes à besoin spéciaux reprendra donc ses activités après avoir été contraint à la fermeture en 2009.

Lundi, la construction a débuté.

«On l’a enfin notre camp!» s’est exclamée la présidente du comité de relance, Margo Bujot.

Les personnes à besoin particulier auront à nouveau un endroit où se divertir en plein air et se décontracter à longueur d’année.

La nouvelle structure accueillera des clients de tous âges provenant de partout au Nouveau-Brunswick. Une équipe formée sera sur place en tout temps afin d’assurer la prise en charge des visiteurs.

Un effort collectif

Le camp Canak a servi les citoyens pendant une trentaine d’années avant de devoir fermer ses portes en 2009 en raison du mauvais état structurel du bâtiment.

Depuis, la communauté du Restigouche-Ouest travaillé d’arrache pied afin de remettre le centre sur pied, mais c’est l’implication du gouvernement fédéral qui a finalement fait pencher la balance.

En mai, les libéraux ont accepté de verser 885 000$, des 2 millions $ nécessaires à la réalisation du projet.

Le fonds soleil, mis sur pied par Eddy Savoie un entrepreneur de Kedgwick, servira aussi au bon roulement du Camp une fois en activité.

Un rêve

Stéphanie Thériault, représentante du camp Canak, souligne que ce jour était attendu depuis longtemps.

«Les gens sont fébriles et curieux puisque ça fait neuf ans que nous travaillons sur ce projet», a-t-elle fait part. «Je crois que plusieurs avaient arrêté d’y croire, donc nous sommes encore plus contents.»

Mais Mme Bujot, elle, dit ne jamais avoir perdu espoir.

«C’est le commencement d’un grand rêve qui dure depuis une décennie», a-t-elle commenté.

«J’y ai toujours cru. Cela n’a pas toujours été facile, il y a eu beaucoup de refus, mais j’ai toujours entendu la petite voix qui me disait ‘’vas-y, ne lâche pas’’.»

La présidente continue à faire preuve de dévouement, non seulement pour les futurs clients du Camp, mais aussi leurs familles.

«J’ai vécu moi-même avec un enfant à besoins spéciaux et je sais ce que c’est!»

Le Camp Canak veut permettre aux parents ou tuteurs de profiter d’une pause, partir en vacances, ou réserver du temps pour eux-mêmes.

L’ouverture est prévue pour l’automne 2020, mais la construction pourrait se terminer plus tôt si tout se déroule comme prévu.