Agression d’une infirmière: une deuxième accusation s’ajoute

Randy Van Horlick devra faire face à des accusations combinées de voies de fait à la suite d’une agression survenue au Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont, en mars.

L’homme d’Acadieville a comparu mardi à Moncton et son plaidoyer a été ajourné pour une troisième fois.

D’abord accusé de voies de fait sur une infirmière, Van Horlick a vu une deuxième plaignante s’ajouter au dossier, la semaine dernière.

Natasha Poirier, la présumée victime, ses proches et un groupe d’infirmières étaient présents en cour mardi afin d’assister au plaidoyer Randy Van Horlick, accusé de voies de fait ayant causé des lésions corporelles.

La comparution de l’homme âgée de 69 ans a été ajournée au 6 août.

Randolph Bruce Van Horlick a été accusé de voies de fait envers l’infirmière Natasha Poirier le 4 juin.

En mars, alors que la femme de M. Van Horlick séjournait au Centre hospitalier, elle aurait été prise de convulsions pour être ensuite transférée de chambre par le personnel infirmier.

Furieux de cette décision, l’homme âgé de 69 ans est soupçonné d’avoir sauvagement roué de coups l’infirmière. Plus de 11 minutes se seraient écoulées durant lesquelles la victime aurait reçu des coups de poing au visage, en plus de se faire cogner la tête au mur.

Une deuxième personne a déposé plainte contre M. Van Horlick le 24 juillet pour voies de fait dans le cadre du même incident. Selon des informations dévoilées la semaine dernière par la GRC, la deuxième plaignante est une infirmière qui est venue au secours de Natasha Poirier.

Randy Van Horlick demeure en liberté sous des conditions spécifiques imposées par la cour. Il lui est interdit d’entrer en contact avec les présumées victimes et de s’approcher de l’hôpital Georges-L.-Dumont.

Longues procédures

La mère de Mme Poirier, Norma Melanson, déplore les longues procédures coûteuses et attend impatiemment les résultats de la prochaine comparution.

Elle souligne d’ailleurs qu’une infirmière ne devrait pas avoir à penser à sa sécurité pour exercer son métier.

«C’est bouleversant parce que tout le monde garde le silence devant une situation comme celle-ci. Il faut parler de ces problèmes si on veut des changements sociaux», affirme-t-elle.

Mme Melanson était au fait de la deuxième présumée victime de l’hôpital Dumont. Elle croit que l’insécurité et la peur auraient pu freiner dès le départ cette personne à déposer une plainte.

«Je ne suis pas surprise que ça aille été maintenu sous silence», lance-t-elle.

Des agressions au sein du milieu hospitalier ne doivent plus être acceptées selon elle.

«On ne veut aucune violence, surtout dans un milieu qui offre des soins à des grands malades. Déjà que c’est stressant».

Le frère de Natasha Poirier, Sébastien Poirier, est mitigé sur ce plaidoyer encore une fois ajourné.

D’un côté, la victime et ses proches sont toujours dans l’attente. De l’autre, les deux plaignantes qui ont décidé de jumeler leur cause auront plus de poids dans la balance, selon lui.

Natasha Poirier est toujours aussi bouleversée par les évènements violents qu’elle aurait vécus. Sébastien Poirier ajoute qu’elle souhaite à tout prix conclure ce chapitre douloureux.

«Ma soeur a besoin que ce soit achevé le plus rapidement possible de ce côté du système judiciaire», soutient-il.

Selon lui, il faut créer un précédent, soit un modèle qui empêche quiconque de recommencer des actes aussi violents que ceux dont Randy Van Horlick est accusé.

«Ce que j’aimerais voir, c’est une décision, un jugement exemplaire de cette situation-là, pour ne pas que ça se reproduise dans les hôpitaux», conclut-il.