Zenabis obtient le feu vert pour accroître sa production de 40%

Zenabis pourra produire 9800 kg de plus de cannabis à ses installations d’Atholville, une hausse de 44%. La compagnie a maintenant l’autorisation de Santé Canada de produire jusqu’à 32 100 kg de cannabis séché par an au Nouveau-Brunswick.

La compagnie a annoncé lundi avoir obtenu le feu vert de Santé Canada pour la «phase 2C – partie 1» de ses installations à Atholville. Elle reçoit ainsi la permission d’opérer 10 nouvelles chambres de production, ce qui fait passer son aire de production de 250 000 à 295 000 pieds carrés (23 200 à 27 400 mètres carrés).

Il s’agit d’une bonne nouvelle pour les personnes à la recherche d’un emploi dans le nord de la province. Le producteur de cannabis a mené un blitz d’embauches à l’hiver et au printemps. En février, l’entreprise a organisé une foire de l’emploi afin de pourvoir près de 200 postes, ce qui devait doubler sa main-d’oeuvre dans la localité.

À l’heure actuelle, 360 personnes travaillent dans cette usine du Restigouche.

«On a longtemps parlé de 400 employés comme objectif. Mais à ce moment, avec l’augmentation de nos activités de production et les besoins de l’industrie, ça se peut qu’on ait besoin de dépasser le cap des 400 travailleurs», mentionne la porte-parole May Nazair.

La semaine dernière, Zenabis a publié un communiqué de presse annonçant qu’elle avait dépassé sa capacité théorique de production de 41% en juin, produisant 756 kg de cannabis séché. Il s’agissait du troisième mois consécutif qu’elle dépassait la barre des 30%.

La compagnie prévoit maintenir une production d’environ 800 kg par mois, en juillet et en août, avant de doubler ce chiffre en septembre, le tripler en octobre et en novembre, puis le quadrupler en décembre. Au total, elle prévoit produire 13 300 kg de cannabis en 2019 dans toutes ses usines.

Zenabis envisage d’avoir, un jour, une capacité annuelle de 479 000 kg de cannabis dans ses quatre installations canadiennes. Outre Atholville, la compagnie a des usines à Delta, en Colombie-Britannique et à Stellarton, en Nouvelle-Écosse.  Elle a aussi acquis des serres modernes à Langley en Colombie-Britannique. Converties pour la production de cannabis, elles pourraient, à elles seules, produire jusqu’à 426 000 kg de cannabis séché par an.

L’entreprise a complété l’une des dernières étapes auprès de Santé Canada en vue d’obtenir un premier permis de production pour ses installations à Langley, au début du mois.

«Nous avons l’intention de respecter notre engagement voulant que nous quadruple notre capacité à court terme grâce à l’obtention des permis et l’achèvement de la conversion initiale de Zenabis Langley», affirme dans un communiqué Andrew Grieve, directeur général de Zenabis.

Dans le court terme, l’annonce ne semble pas avoir suscité l’émoi des investisseurs. Après avoir grimpé de 1,48 $ à 1,53 $, de vendredi à lundi, l’action de Zenabis à la Bourse de Toronto atteignait 1,47 $, mardi après-midi.

En janvier, l’action du producteur de cannabis a dépassé la barre de 6 $.

Avec la phase 2C – partie 1, Zenabis s’approche de l’achèvement substantiel de ses travaux à Atholville. La compagnie demandera à Santé Canada la permission de dévouer 15 900 pieds carrés (1455 mètres carrés) additionnels à la production. Cela lui permettrait d’atteindre la capacité totale de production prévue dans ses plans originaux.

Les produits de Zenabis sont vendus sous le nom de marque «Zenabis» sur le marché médicinal et sous les noms Namaste et Blazery, pour l’usage récréatif.