Incendie de l’église de Bas-Caraquet: l’accusé doit encore attendre sa sentence

Plus d’un an après avoir apparemment mis le feu à l’église Saint-Paul de Caraquet, l’adolescent originaire de la Péninsule acadienne accusé doit encore attendre avant de connaître sa sentence.

Sa comparution devant le Tribunal de la jeunesse, mardi à Caraquet, a été reportée au mardi 6 août, à 13h, en raison de l’absence d’un des avocats chargés du dossier.

Le prévenu est également accusé d’avoir voulu incendier un édifice de la région Évangéline, en novembre.

Le jeune homme a subi deux évaluations psychiatriques à l’Hôpital régional de Campbellton. Il a été établi qu’il ne souffrait d’aucun trouble mental qui aurait pu altérer son jugement et le libérer de sa responsabilité criminelle au moment des faits allégués.

L’incendie de l’église de Bas-Caraquet est survenu à la fin juin 2017. Le bâtiment religieux centenaire et patrimonial a été une perte complète, seuls les murs de pierre étant restés debout.

Pendant plusieurs semaines, la communauté a été divisée entre la préservation ou la démolition des ruines. D’un côté, il y avait les tenants de la conservation de la structure et de l’autre, le Diocèse de Bathurst qui prônait la mise à terre de ce qui restait.

Les deux parties ont alimenté un débat parfois houleux.

Finalement, les pierres ont été jetées à terre au début de 2019.

Quelques semaines plus tard, le Diocèse de Bathurst et le comité de gestion de la paroisse Saint-Paul ont présenté à la population les plans d’une nouvelle église moderne, comprenant une salle multifonctionnelle communautaire qui pourrait être utilisée en cas de mesure d’urgence.

La construction de ce nouveau lieu de culte devrait commencer sous peu et se terminer en août 2020.

Le village de Bas-Caraquet a émis un permis temporaire de construction au Diocèse, bon pour un an, le temps que la municipalité change la nomination de zonage du secteur.