Les homardiers du Sud-Est et de Kent sont optimistes

À une semaine du lancement de la saison pêche d’automne dans le détroit de Northumberland, les homardiers du Sud-Est et de Kent sont optimistes. Des signes laissent croire que les crustacés seront au rendez-vous et que les prix seront satisfaisants.

Les homardiers du nord de la zone de pêche 25, de Pointe-Sapin à Richibucto, n’ont pas connu leur meilleure saison l’an dernier. Alors que les pêcheurs du sud de la zone enregistraient des prises exceptionnelles, les débarquements sur leurs quais laissaient à désirer.

Mais ils pourraient bien être enfin arrivés au bout de leurs peines.

«Il y a beaucoup d’indicateurs qui laissent présager de meilleures captures dans la région de Pointe-Sapin jusqu’à Richibucto et Cap-Lumière», affirme Michel Richard, de l’Union des pêcheurs des Maritimes.

Les pêcheurs de Pointe-Sapin ont, par exemple, remis beaucoup de homard juste en dessous de la taille minimale à l’eau l’an dernier. Avec une année additionnelle de croissance, ces crustacés seront assez gros pour la production en 2019.

De plus, les homardiers qui pêchent à la frontière de la zone 25, dans la région d’Escuminac, ont connu une bonne saison en mai et juin. Cela annonce habituellement de bonnes prises dans la zone voisine, à l’automne.

Une réunion des représentants de quais de la zone 25, qui s’étend de Pointe-Sapin, dans Kent-Nord, à Pugwash, en Nouvelle-Écosse, a eu lieu, mardi. Certains ont affirmé que des porte-parole des usines de transformation de cette région prédisent des prix semblables à l’an dernier. Ils avaient atteint 4,50$ à 5,00$ la livre.

«Hier (mardi), il devait y avoir des représentants d’usines à la réunion. Ils ne sont finalement pas venus, mais ils nous ont quand même dit qu’il ne semble pas y avoir de problèmes, et que les prix devraient être semblables à l’an dernier.»

M. Richard ajoute que le taux de change avec le dollar américain est demeuré relativement stable depuis le printemps. En 2017, une chute de la valeur du dollar américain, de 1,34$CAD à 1,22$CAD, avait été pointée du doigt pour une importante baisse du prix sur les quais.

Le malheur des uns…

En 2012, un essor soudain des débarquements de homard au Maine plus tôt que la normale a provoqué une crise au Nouveau-Brunswick. Les usines de transformation étant surchargées, des acheteurs sur les quais du Sud-Est avaient annoncé à des homardiers qu’ils n’achèteraient pas leurs débarquements. Des manifestations avaient eu lieu, et les pêcheurs ont réussi à trouver des acheteurs – quoiqu’ils ont accepté des prix moins  élevés.

Cette année, c’est le contraire: l’Associated Press affirme que le début de la saison est lent sur les quais du Maine. Un printemps tardif aurait retardé la mue du crustacé. Certains ont comparé la saison à celles des années 1980 et 1990, quand la majorité des prises se faisaient vers la fin de l’été, plutôt qu’au début.

Si le phénomène crée un vide dans les usines de transformation du Nouveau-Brunswick, les homardiers de la zone 25 pourraient en profiter.

«On espère (que ça sera un facteur positif). S’il y a moins de homard des États-Unis, ça devrait créer une demande. Et si c’est le cas, ça devrait se manifester» dans les prix, mentionne M. Richard.

Les pêcheurs de la zone 25 ont habituellement une meilleure idée des prix après la première semaine de pêche.

La pêche au homard sera lancée le 8 août dans le détroit de Northumberland, et se poursuivra jusqu’au 9 octobre.