Moncton: le salon de l’emploi attire les nouveaux arrivants

Certains en sortent bredouille, d’autres avec de futures entrevues ou même des promesses d’emploi.

Muhammad Wasil, 28 ans, sort du salon pour l’emploi la mine un peu déçue. Il n’a pas trouvé d’emploi dans la finance et la comptabilité, son domaine d’expertise.

«Ils ont pas mal d’emplois liés à la production ou pour des chauffeurs de poids lourds, mais rien concernant mon domaine», se désole-t-il. Le jeune homme, originaire du Pakistan, est pourtant habitué aux salons de l’emploi. «J’ai déjà fait d’autres salons à Saint-John et à Fredericton, mais dans ce salon-ci, il n’y avait pas énormément d’entreprises, donc assez peu d’offres d’emplois», affirme-t-il.

Danoishan Sinnathamby est l’un des organisateurs de cet événement qui se reproduit tous les deux ou trois mois. «Les entreprises offrent des emplois variés qui vont du travail pour les débutants dans la vie active, jusqu’aux administrateurs. Concernant les salaires, tout est négociable. Comme il y a des emplois pour débutants, il est fréquent que ça soit proposé au salaire minimum, mais ça peut être autrement», explique-t-il.

Une quinzaine d’entreprises étaient présentes à ce salon qui s’est déroulé à l’hôtel Crowne Plaza de Moncton, mardi. Parmi les différents stands, les centres d’appel semblent avoir eu le plus de succès, mais des établissements de vente, des centres de recrutement ou encore des restaurants proposaient différents emplois.

Un endroit privilégié pour le réseautage

Katrina Smallman, recruteuse pour une entreprise de transport routier, cherche des chauffeurs de poids lourds.

«C’est important de participer à ce salon pour se montrer dans notre communauté. Il y a beaucoup de nouveaux venus dans notre pays qui ne connaissent rien à notre entreprise», déclare-t-elle.

Leah a quitté la Tanzanie pour venir s’installer à Moncton il y a quelques semaines. Elle comptait sur cet évènement pour trouver un travail et en sort plutôt satisfaite. «Nous ne pouvons pas dire que nous avons trouvé un emploi à la suite de ce salon, mais nous sommes sur la bonne voie. Mon mari a peut-être trouvé un emploi dans un entrepôt. Pour ma part, j’ai donné mon CV à différentes entreprises et je vais attendre un futur appel», déclare-t-elle.

La quadragénaire pense que ce genre de salon devrait avoir lieu plus souvent. «C’est très utile pour nous, ça nous donne accès à beaucoup de ressources. On a tout de suite une idée du travail qui peut être offert», explique-t-elle.

Le salon peut aussi être une opportunité pour les personnes désireuses de se réinventer. C’est le cas de Betsy Stevenson qui a décidé, à 60 ans, de trouver un nouvel emploi.

«J’ai quitté l’emploi à temps partiel que j’avais. Je ne voulais plus qu’on me dise que j’allais travailler entre zéro et 32 heures par semaine», affirme-t-elle.

«Je n’ai pas de cibles spécifiques. Je voulais simplement trouver un travail. Je voulais me présenter aux différentes entreprises. Je pense que j’ai réussi mon coup, tout le monde avait l’air intéressé. J’ai des entrevues prévues pour les centres d’appel», lâche-t-elle, optimiste.